Ajin (Tsunina Miura)

Un manga passionant! 17/20

Le synopsis:

Kei est un lycéen sans histoire. Percuté par un camion en rentrant de l’école, il meurt sur le coup. Il aurait dû mourir. Kei revient à la vie, sans savoir comment ni pourquoi, défiant la science et la logique. Il va alors devoir affronter sa famille, ses proches, de nouveaux ennemis et le gouvernement. Tous le traquent pour la même raison… Kei est immortel, c’est un Ajin !

La critique:

Ajin vogue sur le courant de la pop culture attachée aux récits étranges et fantastiques mêlant intrigues, complots, surnaturel et légendes. En effet, ce manga développe l’histoire d’êtres humains normaux revenus à la vie et dotés de pouvoirs spécifiques (immortalité, capacités gutturales…) Ici, Kei, jeune lycéen tranquille, est frappé par une transformation qu’il va devoir assumer. Rapidement conscient du caractère peu ordinaire de sa rémission, il comprend que rien ne sera plus comme avant. Sa famille prend ses distances avec lui. Les autorités tentent de le capturer, des agents spéciaux lancés à ses trousses sont prêt à tout pour l’attraper. Il devient ainsi une cible que tous cherchent à arrêter.

Commence alors une chasse à l’homme. Kei, hier petit étudiant discret se voit devenir un ennemi public. Kai, son ami, qui lui n’est pas immortel, l’aide dans sa fuite. Déjouant les pièges, risquant tout pour rester en liberté et tentant de percer ce mystère les deux amis semblent seuls face au monde.

Il faut bien le dire, ce premier tome survitaminé est une belle réussite. Le rythme haletant, les dessins particulièrement soignés, l’antagonisme permanent des deux amis représentant les faces d’une même pièce, la vie et la mort… L’auteur n’est pas tombé dans le piège facile d’une histoire sans consistance peuplée de monstres gentils et de gouvernement corrompu. Ainsi, ce premier tome laisse présager une complexité plus grande, une intrigue plus fine par le biais des indices laissés au fil des pages (Kei à 17 ans, le premier cas de Ajin recensé remonte à 17 ans, ses ennemis semblent en savoir plus long que lui, les Ajin ne seraient qu’une poignée…) Il réussit à lancer une histoire qui promet d’être longue en ne dévoilant l’intrigue que par indices, suffisants pour aiguiser l’intérêt du lecteur, trop parcimonieux pour que la fin soit prévisible.

Ajin commence donc comme de nombreux mangas; un étudiant calme, une famille protectrice, un événement, une aventure extraordinaire. La formule est classique, mais dans le cas présent très efficace. Ce contexte banal sert la force de l’histoire tant la situation initiale est en décalage avec la suite du récit. Aussi, si l’idée de présenter l’immortalité comme un graal que des Etats ou des organisations puissantes cherchent par tout les moyens à capter n’est pas nouvelle, force est de reconnaître que le scénariste Tsunina Miura se sert à merveille de ces codes conventionnels pour amener le lecteur vers des voies plus originales.

Ce manga s’adresse à un public adolescent. L’ambiance y est grave, sombre, noire, mystérieuse, pour qui aime ces atmosphères teintées de cauchemars, Ajin est passionnant. Il l’est d’autant plus que l’on sent les revirements soudains, les secrets à venir sans pouvoir être sûr de leur orientation. Le lecteur est alors prêt à s’enfoncer dans cette histoire, à s’imprégner de ces codes, de cette énergie, de ce monde… Que demander de plus à de type de manga?

L’auteur:

Sakurai Gamon est un auteur et dessinateur japonais né à Tokyo. Il travaille comme dessinateur sur Ajin aux côté du scénariste Tsunina Miura pour la création de ce manga lancé en 2012.

Le détail:

La représentation des Ajin est soignée et détaillée. Au-delà de l’histoire ce sont bien ces personnages terrifiques et fascinant qui attirent l’oeil du lecteur. Ajin que l’on prononce « ah-jihn » signifie semi-humain. Et pour cause, la mortalité étant le lot de tous, l’immortalité des Ajin leur donne un statut particulier, celui d’humains ne craignant plus la mort.

La parenthèse:

Ajin (Glénat) a été nominé à plusieurs prix au Japon. Dès le premier tome le manga a rencontré un franc succès.  Mais surtout, consécration pour un manga, il va être adapté en anime. Cette adaptation prendra le format de trois films d’animation. 

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