Celle qui marche la nuit (Delphine Bertholon)

Du suspens jusqu’à la dernière page ! 16/20

Synopsis :

Malo, 15 ans, doit quitter son quotidien parisien ainsi que tous ses amis pour déménager dans le sud de la France. Mais, dès leur arrivée dans la nouvelle maison, le jeune garçon est habité par de mauvais prés-sentiments. Sa petite sœur se réveille en hurlant, et semble avoir développé une amitié assez étrange avec une jeune fille qu’elle est la seule à voir. Lorsque Malo découvre une vieille cassette, il décide de découvrir tout le mystère et le secret qui hante les lieux. Le message est clair : ça va mal tourner…

Critique :

Malo, adolescent parisien, vient d’emménager avec sa famille dans une ancienne maison perdue dans la campagne. Cette nouvelle vie l’éloigne de ses amis et de son quotidien dans la capitale; une de ses seules occupations est d’écrire dans le carnet que sa tante lui a offert. Mais, au bout de quelques jours, des événements étranges vont commencer à se produire. En effet, sa sœur développe un comportement anormal, et fait d’horribles cauchemars.

En voulant découvrir les alentours, Malo vient à trouver une ancienne ruine, ce qui éveille sa curiosité tout en multipliant sa peur. Ses parents ne comprennent pas son inquiétude grandissante. Ils ne comprennent pas non plus que l’amie de leur fille n’est pas seulement une amie imaginaire. Aussi, sa curiosité et l’envie de percer les mystères qui entourent la Maison des Pins vont le mener très loin dans cette aventure. Lili, Jeanne et son carnet seront ses plus fidèles alliés. Si écrire dans un journal lui semblait « ringard », le fait de noircir les pages va cependant l’aider à comprendre ce qu’il se passe autour de lui.

Par ailleurs, la couverture et le résumé donnent envie d’en savoir plus. On veut connaître la vérité cachée dans les murs de cette vieille maison. En outre, Malo défend parfaitement son rôle de « Sherlock Holmes du dimanche ».

L’auteure présente une enquête digne d’un bon thriller ! D’emblée, l’ambiance nous emmène au travers d’une intrigue à la Stephen King. C’est un roman qui se lit très facilement autant par son côté « journal intime » que par la légèreté de l’écriture de Delphine Bertholon. L’histoire est très bien construite et parsemée d’indices aux travers des pages ! De plus, Malo et Jeanne sont des enfants très sensibles et c’est ce qui les rends si attachants. L’auteure sait construire une intrigue qui tient le lecteur en haleine jusqu’au dernier moment et sait gérer les effets de suspens. C’est une porte ouvrant le monde vaste des romans policiers et des thrillers aux enfants ; une alternative à un genre plus complexe.

Dans ce livre, vous trouverez une plume qui sait mêler le suspens, le surnaturel, les déchirures de la vie, l’espoir, l’amitié et l’amour ! Celle qui marche la nuit fera frissonner aussi bien les plus jeunes que les adultes.

L’auteur :

Delphine Bertholon, née à Lyon en 1976, est une romancière et une scénariste française. Elle a écrit quatre romans, deux dans de petites maisons d’éditions, puis deux chez JC Lattès : Cabine Commune en 2007 (Edition JC Lattès) puis Twist en 2008 (Edition JC Lattès). Son dernier roman, Celle qui marche la nuit, publié chez les éditions Albin Michel date de Janvier 2019 et est son premier roman jeunesse.

Le détail :

Ce roman comporte de nombreuses références à des romanciers de policiers ou de thrillers, tel que Stephen King. Il y a une véritable imprégnation culturelle ! L’auteure s’est très bien documentée et sait de quoi elle parle. Ainis, de Psychose à Carrie, de nombreux ouvrages du célèbre écrivain sont cités. Cet élément rajoute une touche sombre au récit de Malo. De plus, le fait de suivre l’intrigue au travers de son journal permet une immersion totale pour le lecteur.

La parenthèse :

Si l’intrigue et le suspens de l’auteure vous ont plu, je vous conseille son roman Twist ! On y découvre une histoire passionnante, touchante et souvent drôle. Si le sujet est délicat, elle évite le piège d’un récit sombre. L’histoire se concentre sur l’enfermement, l’attente et les moyens de garder espoir.

« Une promesse est une promesse. Même si j’ai l’impression de la tenir pour deux personnes distinctes : ma sœur, et un fantôme. » Page 131

MassCritics – Justine

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