Cupidon à des ailes en carton (Raphaëlle Giordano)

Cupidon sous la pluie. 11/20

Le synopsis

Meredith est comédienne, jeune et peu à l’aise dans sa peau et dans sa vie.

En couple avec Antoine, elle se questionne beaucoup sur le sens de son chemin, sur son épanouissement mais également le sens de sa relation avec Antoine, qu’elle considère pourtant comme l’homme de sa vie. Lorsqu’Antoine lui fait sa demande en mariage, elle se rend compte que sa vie va trop vite et la dépasse. Elle négocie donc un délai de 6 mois et un jour avec Antoine, qui, bien malgré lui, se voit obligé d’accepter ce temps de réflexion.

Durant cette parenthèse, Meredith va partir en tournée, accompagnée de sa meilleure amie, Rose, pour vivre son rêve mais également tenter de se (re)trouver, d’être sure d’elle et de ses choix. Durant cette tournée, les deux amies vont voyager dans plusieurs villes et tenter de trouver des réponses aux questionnements de Meredith sur le sens de sa vie.

La critique

En ouvrant le roman, au vu des précédents ouvrages de l’auteure, je m’attendais à un roman feel-good, proposant quelques pistes de développement personnel.

D’emblée, on tombe au cœur des préoccupations et des questionnements de Meredith.

L’entrée en matière aurait pu être dynamique mais malheureusement, j’ai trouvé le caractère de cette jeune femme particulièrement excessif et assez énervant. Elle se cherche mais semble chercher également les complications. A plusieurs moments, je me suis retrouvée à me demander réellement pourquoi Meredith agissait comme cela. J’ai trouvé également la prise de décision de cette pause entre elle et Antoine un peu hâtive et vite conclue, ce qui m’a semblé manquer de crédibilité. Le pourquoi réel et essentiel de cette séparation momentanée m’a également semblé peu approfondi. J’ai ressenti que Meredith était mal dans sa peau mais j’ai vraiment ressenti un manque de finesse et de profondeur dans l’explication de sa situation et de ses réflexions.

L’épopée de Rose et Meredith m’a parue assez creuse et « l’aventure » pleine de longueurs. Je ne prendrai pas le risque de spoiler la fin du livre mais là encore, j’ai été relativement déçue, tout étant assez linéaire et sans surprise.

Au final, vous l’aurez compris, Cupidon à des ailes en carton est un roman dans lequel je ne suis jamais vraiment parvenue à rentrer et qui m’a déçue par la relative superficialité tant de l’histoire que des personnages eux-mêmes.

L’auteur

Raphaëlle Giordano est française et à 44 ans. Outre l’écriture, elle se passionne également pour la peinture et le développement personnel. Ayant suivi plusieurs formations en coaching, elle quitte son précédent travail de communication en 2006 pour lancer sa propre agence de coaching en créativité à destination des entreprises.

Connue pour ses romans et ses livres de développement personnel, Cupidon à des ailes en carton (Plon) est son 12ème livre. Son roman le plus connu à ce jour est également son premier Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une. Il a été l’un des livres les plus vendu en France l’été suivant sa sortie et est vendu dans une trentaine de pays. Selon plusieurs sources, une adaptation cinématographique serait même en cours.

Le détail

A la fin du roman, l’auteure propose un « love organizer » au lecteur. Cet outil, joliment présenté, bien qu’en noir et blanc, est un des points positifs de ce livre. L’auteur propose de se baser sur les propositions pour réaliser son propre organizer en 5 onglets. Personnellement, j’ai réalisé les exercices sans me servir d’un carnet supplémentaire.

Ce « Love Organizer » est rempli de petits exercices, oscillant entre questions, réflexions et exercices pratiques tournant autour de l’amour, de notre situation de vie et notre rapport au monde. 3 chapitres sont proposés : Entre moi et moi, Entre moi et l’autre, Entre moi et le monde. Le «carnet » se clôture par deux onglets permettant au lecteur de faire le point sur ses prises de décisions mais également sur ses résultats et célébrations.

Bien que très succinct, j’ai trouvé cet outil intéressant et en rapport avec le livre (peut être plus construit d’ailleurs que le roman lui-même).

La parenthèse

L’auteure (ou ses éditeurs) garde précieusement le concept d’enrober ses romans de couvertures féminines, acidulées, colorées et pleines de douceur. Elle en a fait sa marque de fabrique et il y a peu de doutes que vous ne fassiez pas immédiatement le lien entre la couverture du roman et son auteure.
Seconde parenthèse sympathique, pour rejoindre le thème du spectacle, passion de son héroïne, l’auteure à également choisi de diviser son roman non pas en chapitre numéroté ou nommé mais en scène, tout comme au théâtre.

Marie de MassCritics

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