Eclaircir les ténèbres (Nicolas Bouchard)

Un roman osant le mélange des genres mais qui manque malheureusement de saveur. 12/20

Le résumé :

1640. Une province a disparue. Il semble que l’enfer se soit abattu sur la paisible vallée d’Ouraos, territoire enchanté du Jura et berceau de la guérisseuse Sophronia. Les étoiles ont pâli, une brume verdâtre se glisse partout. Les habitants, terrifiés, se cloîtrent chez eux. On y a vu Frigg une ancienne déesse païenne accompagnée d’une armée de monstres…
Recrutés dans le Paris misérable du XVIIe siècle par le Cardinal de Richelieu, quatre hommes sont désignés pour lutter contre les puissances des ténèbres. Mais le cardinal leur adjoint un cinquième comparse : le brillant philosophe et ancien mercenaire René Descartes.
Son objectif : Soumettre la sorcellerie à la loi de la raison, et au final, éclaircir les ténèbres.

La critique :

Un roman qui promettait un certain atypisme puisqu’il mêle à l’aventure un personnage historique : René Descartes, célèbre philosophe. Malheureusement, son originalité s’arrête ici. En effet, si le côté historique est plutôt plaisant le côté fantastique n’apporte, quant à lui, rien de nouveau au-delà d’un bestiaire plutôt fourni.

On a également bien du mal à s’attacher aux personnages dont le caractère et la psychologie restent très peu développé tout au long du roman, et ce malgré les flash-back qui viennent nous en apprendre davantage sur leur passé. A noter également, l’absence regrettable de personnage féminin au sein de la compagnie menée par le jeune Hugues.

Par ailleurs, l’intrigue en elle même a bien du mal à démarrer. En effet, on peine une bonne centaine de pages avant d’entrer laborieusement dans le vif du sujet. Et même rendu à ce stade, il est difficile de se plonger pleinement dans une histoire qui manque finalement d’un peu de piquant pour réellement retenir notre attention.

Ceci étant dit, le style de l’auteur est très plaisant et sauve cette histoire un peu fade. Tout comme les scènes de batailles, mêlant combats et magie et qui apportent des moments d’action plutôt bienvenues et globalement réussis.

En bref, le point fort d’Eclaircir les ténèbres réside principalement dans ce mélange osé entre roman historique et fantastique. Dommage que l’intrigue manque d’un petit quelque chose pour réellement happé le lecteur dans cet univers qui promettait pourtant tant de choses.

L’auteur :

Petit fils de l’auteur Marc Michon, Nicolas Bouchard est juriste et écrivain. C’est en 1997, qu’il publie son premier roman de science-fiction, Terminus Fomalhaut. Il est également l’auteur de plusieurs autres romans de science fiction, de Fantasy mais aussi de romans policiers.

Le détail :

Chaque chapitre s’ouvre sur un extrait d’une oeuvre de René Descartes. Ces passages servent d’introduction et sont en lien avec ce qui va se passer par la suite. Même s’il n’est pas toujours aisé d’établir ce lien, ces citations n’en restent pas moins intéressantes et nous font découvrir ou redécouvrir la pensée de ce grand philosophe.

La parenthèse :

Nicolas Bouchard a écrit d’autres romans ou l’histoire se mêle au fantastique. Parmi d’autres, on peut citer par exemple Panopticon.

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