Fairy Cube (Kaori Yuki)

De l’aventure, du fantastique et une belle histoire d’amour et d’amitié! 16/20

Le synopsis :

L’histoire se passe dans un univers très similaire au notre, à cela près que des créatures féériques et magiques vivent à cote des humains. Le héros est un adolescent du nom de Ian Hasumi, qui a le don de voir les fées et autres créatures magiques. Un jour il est témoin d’un « meurtres de fées ». Ian enquête alors son amie d’enfance, Line, sur ces meurtres. Débute alors une aventure pour les deux personnages qui les emmènera aux limites du monde des humains et à la rencontre de personnages tout aussi fascinants les uns que les autres à commencer par le mystérieux antiquaire Kaito et sa fée Ainsel.

La critique :

La première chose qui interpelle quand on prend ce manga, c’est déjà la couverture en elle-même. En effet, le dessin est très travaillé, détaillé et riche. Cette qualité se retrouve à travers tout le volume et est d’autant plus visible sur les doubles pages réservées aux fées, ainsi que sur les gros plans effectués sur leurs ailes. De plus, le soin apporté aux tenues vestimentaires des personnages principaux est aussi très appréciable.

En plus du soin apporté à la forme, Fairy Cube propose des personnalités bien construites. Parmi celles-ci on retrouve le personnage principal avec son double maléfique Tokagé. En effet ce dédoublement a été causé par un traumatisme durant son enfance liée à la mort de sa mère. Toutes les réflexions de Ian autour de ce traumatisme sont travaillées et réfléchies par l’auteur.

Une autre personnalité aussi intéressante qu’énigmatique est celle de de Kaito. En effet tout au long de l’histoire Kaito reste le personnage le moins prévisible de tous. De fait, on ne connait jamais ses véritables intentions ni ses véritables alliés. Il est le premier suspect dans le « meurtres des fées » car c’est bien lui que Ian aperçoit en rentrant de l’école le jour où tout bascule.

La seule qui semble pouvoir comprendre totalement Kaito est la petite fée qui l’accompagne en permanence, Ainsel. Cette dernière se présente comme la fiancée de Kaito. Elle semble être un personnage fragile et mignon comme le suppose ses grands yeux ; mais ce qui fait qu’on s’y attache c’est sa puissance phénoménale ainsi que son caractère fort qui contraste avec cet aspect fragile apparent.

C’est un véritable travail de recherche qui est apporté pour ce manga, au sens où l’auteur s’inspire de la mythologie celtique et notamment du folklore irlandais et écossais. Ainsi à la fin de chaque volume on retrouve un petit lexique détaillé expliquant l’origine des noms des personnages ou même des objets. A titre d’exemple le nom donné au royaume des fées : Mag Mor Hy-Breasil, est en réalité composé de deux termes d’origine celtique qui signifient respectivement « l’autre monde » et descendants d’un clan ancien de l’Irlande du Nord-Est.

C’est donc l’alliance d’un travail de forme avec un dessin soigné, et d’un travail de fond avec un souci du détail qui rend le manga Fairy Cube très agréable à lire. Cette dernière nous amène à croire nous aussi à un royaume de fées. Elle plaira aux amateurs d’aventure, de fantastique, et de surnaturel mais aussi à celles et ceux qui recherchent simplement une belle histoire d’amour et d’amitié le tout dans seulement 3 volumes.

L’auteur

Kaori Yuki est une mangaka qui se distingue avant tout par la qualité de ses dessins mais aussi par ses thèmes souvent sensibles comme la religion ou encore dans l’exemple de Fairy Cube (Delcourt) de la folie. Elle s’inspire du style visual rock japonais pour ses décors ou même les tenues de personnages.

Elle aime s’inspirer d’un folklore pour encadrer son œuvre. Fairy Cube s’inscrit ainsi dans le folklore irlandais. De la même manière elle reprend dans Ludwig Révolution différents contes célèbres tels que Blanche Neige ou encore Raiponce. Elle les revisite en y ajoutant une trame chevalière. Enfin on peut noter que ses séries ne sont jamais très longues. A l’exception de Angel Sanctuary qui s’étend sur 20 volumes.

Le détail :

Ce qui est surprenant avec Fairy Cube c’est la capacité de l’auteur à rendre réel le surnaturel. En d’autres termes l’histoire est tellement prenante que l’existence des fées ne peut être à aucun moment remise en question. Pourtant tout le début de l’histoire repose sur l’ambiguité de crédibilité du personnage principal. En effet selon les points de vue Ian possède des ailes de fées sur son dos ou bien des marques faites par la folie de son père. Ainsi on ne sait plus quoi ni qui croire. Jusqu’à ce que l’intrigue soit complètement installée et que Ian rencontre Kaito. En conséquence le doute initial permet de renforcer la certitude qui suit, et c’est là le véritable talent de l’auteur.

La parenthèse :

En plus de l’univers des fées, Kaori Yuki a également exploré l’univers des anges dans une série intitulée Angel Sanctuary. On passe d’une enquête sur des « meurtres de fées » à un complot dans le monde des anges sur un fond de fin du monde. Les petits lexiques explicatifs à la fin de chaque volume sont particulièrement bien pensés. Ils permettent aux lecteurs non familiers de l’univers de pouvoir s’y plonger sans problème de compréhension.

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