Fake Fake Fake (Zoë Beck)

Un roman au sujet ambitieux mais qui manque d’approfondissement. 11/20

Synopsis :

Edvard est un adolescent de 14 ans mal dans sa peau. Fou amoureux de Constance, qui ne lui prête pas la moindre attention, il va se créer une fausse identité sur Facebook afin de pouvoir devenir ami avec elle. Son mensonge va alors prendre des proportions énormes qu’Edvard va avoir bien du mal a gérer…

Critique :

Touchant à des thèmes tels que le harcèlement, le mensonge, les apparences, ou encore l’acceptation de soi, qui offrent matière à réflexion, ce livre nous laissait espérer une bonne histoire sur le sujet. Malheureusement, l’auteure s’est contenté de survoler tout ça, faisant l’impasse sur nombres de détails, de faits, qui auraient gagné à être approfondis. En somme, si le sujet, très actuel, des réseaux sociaux promettait de belles choses, Zoë Beck n’a pas su en tirer parti.

Prenant la forme du journal intime d’Edvard, ce livre nous invite à découvrir l’évolution d’un garçon mal dans sa peau, prêt à tout pour capter l’attention de la fille la plus superficielle mais aussi populaire du collège : Constance. Cette histoire un peu caricatural et cette obsession d’Edvard pour Constance ne m’a pas semblé très nette ni même crédible et il est certain qu’elle irritera plus d’un lecteur. Soit Edvard est complètement aveugle, soit il aime se bercer d’illusions… En bref, tout au long du livre on n’a qu’une seule envie : le secouer pour qu’il arrête ses bêtises et ouvre enfin les yeux…

Sur la création de cette fausse identité sur Facebook, je ne dirais qu’une chose, tout cela m’a paru bien peu crédible. Si l’on comprend la volonté de l’auteure d’alerter les plus jeunes sur les dangers et les dérives liés aux réseaux sociaux, on n’arrive pourtant pas à croire à cette histoire. Car finalement, tout se termine bien, sans la moindre conséquence néfaste pour Edvard, et d’une certaine manière ses mensonges sont même récompensés! A aucun moment, on ne ressent vraiment le danger qui le guette, même si l’on comprend qu’il est complètement dépassé par les proportions énormes que prend son mensonge.

Malgré tout, je dois avouer que quelques scènes m’ont fait sourire. De plus, j’ai particulièrement apprécié le personnage de la mère d’Edvard, à la fois décalée et drôle. Il en est de même pour la relation qui se tisse entre Edvard et son voisin, Tannenbaum, très touchante, et qui invite le lecteur à se rappeler qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

Au final, même si ce livre ne m’a pas laissé une grande impression, principalement du fait d’un manque d’approfondissement quant aux thèmes abordés, quelques bonnes surprises on donné un peu plus de saveur à cette lecture. A conseiller en priorité aux adolescents de 12-13 ans.

L’auteur :

Née en 1975, Zoë Beck est une auteure allemande. Après des études de Lettres, elle a travaillé comme éditrice, productrice de télévision ou encore journaliste. Écrivant principalement des romans policiers, Fake Fake Fake et son premier roman destinées aux adolescents et jeunes adultes.

Le détail :

La mise en page très aéré donne un certain rythme au récit en rendant la lecture de ce petit livre très fluide et rapide. Ceci à l’avantage de ne pas décourager le jeune lecteur qui n’a pas forcément l’habitude de lire et offre une lecture simple, claire et divertissante sans prise de tête.

La parenthèse :

Sur le thème du harcèlement nous vous conseillons Moi, Le prof et les autres de Rachel McIntyre, ainsi que Blacklistée de Cole Gibsen qui à l’avantage d’alerter le lecteur sur les dangers et les dérives des réseaux sociaux.

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