La croisade éternelle : La prêtresse esclave (Victor Fleury)

Un premier tome qui réussit à se démarquer malgré quelques défauts 15/20

Le synopsis:

Nisaba est l’oblate de peau du prince héritier Arkugal. Asservie par un lien qu’elle ne peut défaire, elle se voit contrainte de le servir, alors même qu’elle ne porte pas la famille régnante dans son coeur. Mais alors qu’Arkugal se voit retiré son droit au trône par sa mère, il cherche par tous les moyens à regagner la place qui lui est due. Il va alors décider de partir en croisade aux confins de l’empire. Nisaba est ainsi contrainte de le suivre, et doit laisser derrière elle son propre fils. Elle devra alors lutter conte le caractère impulsif et impétueux de son maître et tenter de le protéger contre les secrets et les complots. Parviendra-t-elle à sauver l’Empire de la ruine ?

La critique :

La croisade éternelle : La prêtresse esclave nous propulse dans un univers inspiré de l’époque antique rappelant par quelques aspects la civilisation mésopotamienne. Victor Fleury se sert ainsi de ce cadre, en le parant d’une bonne dose de magie, pour nous proposer une histoire plutôt captivante, où la religion occupe une place pour le moins centrale.

Ici, il sera question d’empire, de dieux, d’Irradiance (magie blanche) et de Tréfonds (magie noire), mais aussi et surtout du lien tout particulier qui unit le prince héritier Arkugal à ses oblats et plus spécifiquement à Nisaba, son oblate de peau. En effet, entre affection et haine, servitude et désir de liberté, leur relation n’est définitivement pas simple et chargé d’un lourd passé.

Globalement, les personnages sont plus complexes qu’il n’y paraît. En effet, ils ne sont ni tout blancs ni tout noirs et vont chacun connaître une certaine évolution dans ce premier tome. Certains pour le meilleur, d’autres pour le pire. Nisaba, quant à elle, s’émancipe quelque peu des valeurs que l’on retrouve habituellement chez une héroïne ; elle possède en effet ses failles et ses faiblesses ce qui la rend tout particulièrement intéressante.

Par ailleurs, secrets et complots sont au coeur de ce tome introductif, riche en rebondissements et en retournements de situations qui laissent la porte ouverte à une pléthore d’interrogations. Questions auxquels on obtiendra tout de même quelques réponses , avant un final qui nous fera regretter de ne pas avoir le tome 2 à disposition.

Dommage, cependant, que le style un peu pauvre ne soit pas réellement à la hauteur de cet univers pourtant riche, travaillé et plutôt intéressant. Pour autant, nul doute que La croisade éternelle : La prêtresse esclave, malgré cela, saura séduire, les afficionados de fantasy, par son univers qui change agréablement de ce qui se fait habituellement dans le genre !

L’auteur :

Auteur de romans et de nouvelles relevant des littératures de l’imaginaire, Victor Fleury a publié son premier recueil de nouvelles, L’Empire électrique, en 2017 aux éditions Bragelonne. Suivront en 2019 L’homme électrique et La croisade éternelle : La prêtresse esclave, premier tome d’un cycle de fantasy, tout deux également édité par Bragelonne.

Le détail :

En début d’ouvrage une carte de l’Empire d’Ubuk nous est proposée. Elle permet de mieux nous figurer la la géographie de l’Empire et ainsi de pouvoir suivre les différentes étapes du périple d’Arkugal et de ses oblats.

La parenthèse :

Vous souhaitez découvrir plus largement le travail de Victor Fleury ? Alors nous vous invitions à découvrir L’empire électrique ainsi que L’homme électrique son spin-off, qui vous plongeront cette fois dans un univers uchronique steampunk.

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