La dernière lettre de son amant (Jojo Moyes)

Une histoire d’amour intense! 18/20

Le synopsis :

Ellie Haworth est journaliste, une femme libre incarnant bien son époque. Un jour, elle se rend aux archives pour les besoins d’un papier et tombe sur une lettre d’amour tellement poignante qu’elle décide de retrouver la piste des amants. D’autant plus qu’elle fait écho à sa propre situation sentimentale. Cela nous ouvre la porte sur l’histoire de Jennifer Sterling et de son mystérieux amant, vivant à une période alors très différente pour les femmes.

La critique :

La dernière lettre de son amant est comme son nom l’indique un roman d’amour. Sa particularité est qu’il met en scène deux histoires, deux époques et deux enjeux différents. Tout d’abord, on rencontre Ellie, trentenaire en pleine crise existentielle. En effet, sa carrière connaît un passage à vide et la liaison qu’elle entretient avec un homme marié ne la rend pas vraiment heureuse. A la recherche d’une idée pour son prochain article, elle découvre une lettre de rupture qui la bouleverse et décide d’en savoir plus sur ces amants mystérieux. C’est donc autour d’eux que se déroule la majeure partie du roman. A travers l’histoire impossible de Jennifer, une jeune femme aux allures de Grace Kelly et de Tony, alias B. Impossible car Jennifer est bien sûr mariée, à un riche industriel peu aimant.

Deux choses m’ont marquée pendant la lecture de cette histoire. Tout d’abord l’intensité des émotions ressenties par les protagonistes (Jennifer et Tony). Leur amour est interdit, déshonorant et pourtant nécessaire, inéluctable. Les épreuves qu’ils traversent, les années séparés l’un de l’autre n’y changent rien. Il faut avouer que la pureté de ces sentiments met du baume au cœur.

A côté de ça, il y a la représentation de la femme à deux époques différentes. Ellie évolue dans notre époque tandis que Jennifer vit son âge adulte dans les années 1960’s. La dernière lettre de son amant, utilise de façon intelligente ce cadre spatio-temporel, qui aujourd’hui nous semble si loin. Une piqûre de rappel qui montre le fossé qui s’est creusé entre ces générations. Jennifer incarne de fait la parfaite petite femme d’intérieur. Son existence se limite à s’occuper de son mari, de sa belle maison et d’organiser des soirées mondaines. Avec le personnage d’Ellie, on voit à quel point la société a évolué. En effet, la priorité de cette dernière est sa carrière, le reste passe au second plan, même si elle admet parfois en souffrir.

Bien évidemment, si vous aimez les histoires d’amour intenses, à tendance dramatique, n’hésitez pas à lire La dernière lettre de son amant. A la 4e de couverture est inscrite une critique du Chicago Tribune : « un roman désespérément romantique qui vous laisse plein d’espoir », donc on ne fait pas pas que pleurer dans les chaumières, rassurez-vous !

Le seul détail qui m’a chiffonnée : les marqueurs de temps… plutôt absents. Il m’est arrivé plusieurs fois de débuter un chapitre et de ne pas savoir à quelle époque, dans quelle histoire se situer. Rien d’incontournable je vous rassure !

Un roman à lire donc, car en plus d’une incroyable histoire d’amour, Moyes nous dépeint, mine de rien, l’évolution de la condition féminine en 50 ans.

L’auteur :

Pauline Sara Jo (alias Jojo) Moyes est une auteure britannique née en 1969 à Londres. C’est en 2002 qu’elle devient écrivain à temps plein, avec la publication de son premier roman Sous la pluie. Elle a à ce jour écrit près d’une douzaine de romans et remporté le Prix de l’écrivain romantique deux fois. Son plus grand succès à ce jour est Avant toi, vendu à plus de 3 millions d’exemplaires à travers le monde. Aujourd’hui, Jojo Moyes vit en Essex en Angleterre, avec son mari journaliste et ses 3 enfants.

Le détail :

Chaque chapitre est précédé d’une courte lettre de rupture. Ces lettres, mails et autres textos anonymes pour la plupart, sont bien réels et ont été récoltés par l’auteur. Certaines sont touchantes, d’autres drôles ou méchantes, mais toutes ont existé et cristallisent ce moment difficile qu’est la rupture amoureuse.

La parenthèse :

Jojo Moyes a étudié au Royal Holloway et au Bedford New College avant de décrocher une bourse d’études pour devenir journaliste. Carrière qu’elle poursuit pendant 10 ans avec The Independant. Elle passera même un an de sa vie à Hong Kong, à travailler pour le Sunday Morning Post. Ainsi, l’auteure s’est inspiré de son métier pour écrire le personnage d’Ellie et dépeindre le milieu journalistique.

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