La saga du sorceleur – T. 1 Le dernier vœu (Andrzej Sapkowski)

Un univers intéressant ! 14/20

Le synopsis: 

La Saga du Sorceleur, dans son édition française, a comme point de départ un recueil d’histoires courtes intitulé Le dernier vœu. Dans ce premier tome, on découvre les aventures de Geralt de Riv, qui appartient à la caste des sorceleurs: des chasseurs de monstre ayant subit un entraînement spécial mais aussi des traitements entraînant des mutations. Le monde dans lequel évolue Géralt est donc un univers de médiéval fantasy, peuplé de créatures inquiétant la tranquillité des populations humaines, et où il doit faire face tantôt à la fascination, tantôt au dégoût de ses commanditaires, voire à l’hostilité de certains.

La critique: 

Premier point à soulever: le schéma narratif qui se veut quelque peu original. En effet, on alterne entre deux types de chapitres. D’une part, des phases avec une sorte de fil conducteur. Pour la plupart, elles viennent approfondir le personnage de Géralt, et se suivent chronologiquement. D’autre part, des chapitres plus éparpillés dans le temps, et qui correspondent à une aventure vécue par le sorceleur. Celles-ci consistent le plus souvent à défaire le monstre du coin, ou à désenvoûter la progéniture de tel ou tel Seigneur. Avec toutefois quelques subtilités. Si ce choix est intéressant, le ressenti final est malheureusement plutôt confus. De plus, la fin de chaque chapitre se veut souvent mystérieuse.  Elle laisse au lecteur le soin d’interpréter les faits. Ce que chacun peut apprécier ou non. Pour ma part, cela m’a un peu laissé sur ma faim.

Si la narration ne le sert peut être pas parfaitement, l’univers n’en est pas moins très intéressant pour qui aime ce genre. On a envie de courir le monde avec Géralt, de découvrir ses lois, ses contrées, et surtout son bestiaire insolite pour le profane. Brouxe, strige, et autres kikimorrhe parlerons peut être aux plus férues de fantasy mais plongent avec plaisir le lecteur moins initié dans un monde où tout semble à découvrir. Le mystérieux passé de Géralt rajoutant au mystère général dont se drape l’univers de Sapkowski.

Parlons d’ailleurs plus précisément du personnage : il est difficile de définir le caractère du sorceleur, qui se montre parfois taciturne et ténébreux, parfois hôte poli et discret, parfois encore amant maladroit et plein de bonne volonté… Bref, au détour de ce recueil, impossible de définir réellement le caractère de Géralt. Alors est-ce une richesse ou une maladresse ? Peut être le personnage se précise-t-il dans la suite de la saga. Aussi sur ce point je ne peux pas réellement me prononcer. D’autant que mon jugement a sans doute été influencé par le battage médiatique fait autour du jeu vidéo inspiré de la saga, dont on parlera plus bas. Quant aux autres personnages, ils sont relativement anecdotiques.

Enfin, parlons du style. Encore une fois, une impression général de légère maladresse se dégage. Les combats ne sont pas passionnants et je me suis vue plusieurs fois les sauter pour arriver plus rapidement au dénouement. Quant aux descriptions, elles ne m’ont pas marqué par leur pertinence et leur originalité. Le style est un peu vieillot (le roman date de 1993, donc pas si vieux que ça) mais cela colle à l’univers et lui donne une petite touche rétro avec par exemple des exclamations telles que « Peste ! » ou encore des « Corneguidouille ! ». C’est un livre qui se lit assez facilement… et finalement c’est tout ce qu’on lui demande !

Aussi, je conseille tout de même la lecture du Sorceleur, malgré les réserves que j’ai pu émettre. Il est à considérer pour ce qu’il est : un divertissement, avec certes des faiblesses, mais un livre divertissant présentant un bon potentiel.

L’auteur:

Andrzej Sapkowski est un auteur polonais né en 1948. Il a remporté un succès spectaculaire avec le cycle consacré au Sorceleur (Milady). En effet, ce best-seller mondial a été traduit dans plus de quinze langues. Et dépasse même les ventes de Stephen King en Pologne. Avant d’être écrivain, Andrzej Sapkowski a étudié l’économie. Il publiera sa première nouvelle Le Sorceleur en 1986.

La parenthèse:

Peut être que Géralt de Riv est pour vous un illustre inconnu. Ou peut être est-il à vos yeux le personnage principal de la série de jeux vidéos The Witcher, dont le premier opus est sorti en 2007 ! C’est en effet une licence très connue et plébiscitée par les fans de jeux vidéos. Aussi, peut être avez vous déjà croisé le regard étrange et la chevelure opaline du Sorceleur dans l’allée centrale de votre grande surface. Mais saviez-vous que la saga du Sorceleur avait aussi eu droit à une adaptation en série télévisée et en film? Il s’agit de The Hexer, qui a été – contrairement au jeu vidéo – un échec commercial.

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