Le club des érudits hallucinés (Marie-Lucie Bougon)

Une quête d’identité pleine de sentiments ! 13/20

Synopsis :

Le club des érudits hallucinés : Lorsque la jeune Eugénia se réfugie chez le professeur Brussière, physicien en retraite dirigeant un petit cercle d’érudits, elle ne révèle pas de suite sa vraie nature.

En effet, elle est l’Andréïde, la première femme conçue artificiellement ; prodige d’une mystérieuse technologie décrite par Villiers de l’Isle – Adam dans l’Ève future. Grâce à l’aide du professeur et des membres du cénacle (un étudiant passionné, un dandy mélomane, un aventurier aguerri ainsi qu’une voyante excentrique), Eugénia se doit de découvrir tous les secrets de sa conception afin de pouvoir répondre à une question occupant son esprit : une machine peut-elle posséder une âme ?

La critique :

Dans ce Paris du XIXe siècle, lorsque la science est en plein essor, on découvre Eugénia. Cette jeune femme, recueillie par le professeur Brussière en tant qu’assistante pour ses travaux, n’est pas comme les autres. Malgré ses facilités dans ce domaine, quelque chose reste étrange à son sujet ; elle ne paraît pas humaine. Le professeur se rend alors compte rapidement que son assistante a été créée de toute pièce ! Avec l’aide de son père adoptif et de ses nouveaux amis, Eugénia va partir à la recherche de son passé afin de répondre à toutes les questions qui la préoccupent. Un bout de son passé est connu par tous grâce au roman l’Ève future ; mais une partie de cette histoire est manquante et ne peut répondre à ses diverses interrogations.

Au travers de ce roman dit « Steampunk », on découvre tout un panel de personnage plus différents les uns que les autres. De plus, il est question de mécanique, de création dêtres artificiels qui veulent ressembler presque en tous points aux humains, du statut de la femme dans une époque où le savoir et la compréhension sont réservés aux hommes, d’amitié et de voyages ! Malgré un style assez fluide et une mise en page agréable (notamment avec certains passages épistolaires ou bien les titres rappelant un roman d’aventure) ; j’ai trouvé que le début était assez long et la distinction des personnages dans les premières pages reste légèrement compliquée. Même s’il y a quelques points négatifs, le roman de Marie-Lucie Bougon est une histoire pleine de rebondissements à découvrir !

Ce roman, mettant en avant la quête d’identité dans un contexte mêlant la science et le surnaturel, l’amitié et l’évolution des automates dans une société, plaira à un large public ! Chaque lecteur sera intrigué par le mystérieux destin d’Eugénia !

L’auteur :

Marie-Lucie Bougon est une jeune écrivaine française née en 1990. Elle s’intéresse particulièrement aux littératures de l’imaginaire et corpus mythologique celte. Diplômée depuis 2013 d’un master de Lettres, Arts et pensée contemporaine ; elle a enseigné dans le secondaire. Lors de son doctorat, elle prépare une thèse de Littérature comparée intitulée « La réception de la Fantasy en France de 1972 à nos jours : de l’importation à l’appropriation ». Son roman Le club des érudits hallucinés a été publié le 03/04/2019 chez Les éditions du chat noir.

Le détail :

Un des fils conducteurs du roman est l’œuvre de Villiers de L’Isle-Adam : L’Ève future. En effet, Eugénia en est le personnage principal puisqu’il s’agit de sa création et par conséquent de sa vie. Beaucoup de thèmes abordés se font écho dans les deux œuvres comme celui de la place de la femme dans la société ou bien l’évolution scientifique qui permet un progrès immense sur la création des automates et donc ici de l’Andréïde.

La parenthèse :

Si vous souhaitez découvrir un autre roman de cette auteure, je vous conseille Montres enchantées ! En effet, cette œuvre publiée en 2014 est une anthologie au Club des érudits hallucinés. Grâce à un thème original, le lecteur ne pourra s’arrêter de lire et voudra comprendre les mystères du temps aux côtés de ces personnages si exceptionnels et attachants ! C’est un livre mettant en scène les voyages dans le temps, les problématiques liées au temps à proprement dit et bien sûr les montres !

« Monsieur de l’Isle Adam a accepté et son ami, le physicien, m’a créée moi. Je me souviens d’être venue au monde dans un laboratoire, d’avoir ouvert mes yeux et découvert tous ces instruments et ces fils… »

Eugénia, Page 27

MassCritics – Justine

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