Le dernier grenadier du monde (Bakhtiar Ali)

Calme désert… 10/20

Le synopsis

Le dernier grenadier du monde (Métailié) : Mouzaffar Soubhdam vient d’être libéré d’une sorte de prison étrange dans le désert, où il a été retenu captif plus de 20 ans. Autant d’année où cet ancien officier, incarcéré à la place de son meilleur ami Yaqub, a été considéré comme mort. Il n’existe donc plus aux yeux du monde et se cherche une place à travers cette nouvelle liberté illusoire retrouvée. Durant sa captivité, il n’a eu aucun contact avec son fils, Saryas, nouveau-né lors de son arrestation. Et cette envie de le retrouver devient sa quête, son chemin, au désespoir de Yaqub qui préférerait le garder dans son palais, près de lui, pour bénéficier une fois encore de l’appui de cet ami providentiel et hors du commun. Entre rêve et voyage, entre poésie et conte, Mouzaffar retrace sa vie d’avant, se rappelle, mais surtout vis le présent à la recherche de son fils mais aussi de ses repères dans ce monde qui change, entre histoire lointaine et drame actuel.

La critique

L’histoire était vraiment prometteuse et tous les ingrédients semblaient être réunis pour me faire passer un excellent moment. J’adore voyager et j’ai un faible pour les auteurs originaire des pays lointains. En effet, ils m’offrent souvent des allers sans retours vers des cultures et des contrées passionnantes et souvent peu connues.

Pourtant ici la magie n’a pas pris, peut être par manque de concret justement. Je me suis rapidement ennuyée de ce tourbillon de contes, de poésie d’histoires, peinant à tourner les pages, cherchant désespérément un fil auquel me raccrocher pour remonter dans le wagon de l’histoire.

J’ai trouvé l’écriture jolie, les mots sont beaux, bien choisis mais ceux-ci n’ont rien évoqués chez moi, je suis donc restée spectatrice malheureuse de cette histoire qui, je n’en doute pas, pourrait conquérir d’autres cœurs de lecteurs que le mien.

L’auteur

Ali Bakhtiar a 53 ans. Originaire du Kurdistan Irakien, il vit aujourd’hui en Allemagne, à Cologne. Auteur renommé en Irak et en Iran, il y a reçu plusieurs prix. Il écrit depuis les années 90 et est traduit en plusieurs langues. Il est également critique littéraire, essayiste et poète. Ce qui transparaît fortement tout au long de son roman.

Le détail

Le dernier grenadier du monde à reçu le prix NELLY SACHS en 2017. Un prix octroyé pour la traduction française de texte poétique qu’elle que soit sa langue d’origine.Le prix est donc attribué au traducteur du roman, en l’occurrence ici une traductrice ; Sandrine Traïdia qui à traduit le livre du Kurde.  L’auteur quant à lui à obtenu plusieurs prix dont le Hardi Literature Prize en 2009 et le Sherko Bekas Literature Prize en 2014.

La parenthèse

Il s’agit ici du premier roman traduit et publié en français pour l’auteur pourtant fort connu dans son pays.

Marie pour MassCritics

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