Le Joyau (Amy Ewing)

Une histoire captivante ! 16/20

Le synopsis:

Dans une île protégée de la ruine par un simple mur, un petit monde composé de cinq cercles à vu le jour : La Cité solitaire constituée du Marais, de la Ferme, de la Fumée, du Commerce et, en son centre, du Joyau où vit la royauté entourée de ses nobles. Violet Lasting désignée comme mère porteuse se retrouve plongée au cœur de ce dernier cercle où tout n’est que richesse et luxe. Son rôle ? Porter l’enfant de la duchesse du Lac. Plongée au cœur d’intrigues et de complots, Violet devra faire preuve de courage et de témérité pour échapper au terrible sort qui lui est réservé. Recouvrira-telle un jour un semblant de liberté ?

La critique :

Le lecteur rencontre Violet, alors qu’elle est encore dans le Marais, dans un pensionnat ayant pour but de préparer les mères porteuses en les faisant développer leur don : Les Augures. Dès le début, le récit à la première personne ainsi que l’utilisation du présent nous donne l’impression de vivre les événements en même temps que notre héroïne. Cela nous donne l’occasion de connaître ses pensées et de comprendre ce que ressent cette jeune fille, destinée à porter l’enfant d’une autre. De fait, on ressent énormément d’empathie pour elle. Toute cette injustice nous révulse et comme Violet on à envie de se rebeller contre ce pouvoir qui réduit ces jeunes femmes au rang de simple esclaves.

Car c’est bien là, la dure réalité de ce monde cruel. Même si, à son arrivée dans le Joyau, Violet profite de tous les petits plaisirs que lui offre sa nouvelle « maison », elle n’en reste pas moins une esclave. Parfois même rabaissé au rang de simple marchandise, voir d’accessoire. Violet n’est plus qu’un numéro, le 197, et devra dorénavant taire son nom. Un décalage énorme se creuse alors entre le confort apparent que lui offre sa situation et sa réelle condition. Car pour elle, le Joyau n’est ni plus ni moins qu’une prison dorée. Elle y sera malmenée et humiliée. Tous les détails de sa nouvelle vie ainsi que les intrigues et les complots qui se tissent au sein de la Noblesse éveillent notre intérêt pour cet univers et nous plongent au cœur de ce monde cruel que l’on apprend à connaître en même temps que Violet.

Au sein de cette noblesse calculatrice et avide de pouvoir, gravitent pourtant quelque personnages qui sortent du lot. Notamment Garnet, le fils de la Dame. Loin de ressembler à ses pairs, il ne désire que s’en éloigner en adoptant une attitude rebelle et inconvenante. Surtout au regard des critères de sa mère, qui se plaint, à qui veut bien l’entendre, de l’échec que constitue son fils. Mais c’est bien le seul à se démarquer un tant soit peu. Cette classe, se révélant, par ailleurs plutôt uniforme dans son hypocrisie, sa cruauté et sa soif de pouvoir. Heureusement, on trouve au sein des autres classes, des personnages attachants et originaux. Tel Anabelle, cette domestique muette qui apporte un réel réconfort à notre héroïne. Ou encore Lucien, personnage atypique qui laisse transparaître l’espoir d’un avenir meilleur.

Bien entendu, Violet trouvera un autre espoir auquel se raccrocher. Ash, le jeune garçon qui sert de compagnon à la nièce de la Dame et dont la situation n’est guère plus enviable que celle de notre héroïne. Dommage que cette relation ne nous fasse pas du tout vibrer. En effet, tout va un peu trop vite entre nos deux protagonistes, ce qui nous empêche d’y croire vraiment. De plus, a partir de cette rencontre Violet va évoluer de façon plutôt décevante. Elle qui au début possède une certaine force, devient après cette rencontre un peu niaise et immature…

Malgré tout on se laisse entraîner dans cette histoire captivante qui se lit très facilement grâce au style plutôt simple (peut être un peu trop?) et fluide de l’auteur. Même si le tout manque un peu d’approfondissement on peut toutefois espérer en apprendre davantage dans les deux tomes suivants. La fin laisse en tout cas espérer une suite plutôt prometteuse…

L’auteur :

Amy Ewing obtient sa licence d’écriture créative pour la jeunesse et sa maîtrise à l’Université de New York. Elle se lance alors dans l’écriture du Joyau. Il devait à l’origine faire office de sujet de thèse pour l’auteure. Cependant, elle à finalement décidé d’en faire une trilogie romanesque. En parallèle à son travail d’écrivaine, elle contribue également régulièrement aux chroniques du blog TeenWritersBloc.com.

Le détail :

La belle couverture du livre attire tout de suite l’oeil. On note d’ailleurs une petite ressemblance avec celle de La Sélection de Kiera Cass. La jeune fille vêtu d’une magnifique robe, se reflète dans les facettes d’un joyau. Cette image laisse présager un monde de luxe et de richesses mais aussi de faux semblants. Quant à son air triste et affligé, il nous informe d’entrer de jeu que malgré cette jolie couverture, cette histoire est loin d’être un conte de fée…

La parenthèse :

Si vous avez aimé Le Joyau, nous ne pouvons que vous conseiller La Sélection de Kiera Cass ou encore Promise, d’Ally Condie qui vous plongera au cœur d’une société prétendument parfaite et qui régit les moindres aspect de la vie des gens qui la compose, s’attachant particulièrement à les associer selon des critères de comptabilité idéale…

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