Le roi des Fauves (Aurélie Wellenstein)

Une revisite intéressante du mythe nordique du berserker ! 16/20

Le résumé :

Pour survivre à la famine qui sévit, Ivar, Kaya et Oswald n’ont pas d’autre choix que de braconner. Mais le Jarl, le maître des terres, les surprend. Dans l’échauffourée qui s’ensuit, il tombe de la falaise et perd ses deux jambes. Ivre de vengeance, il lance ses Walkyries à sa poursuite. Arrêtés, jugés, les trois pauvres hères ne doivent leur survie qu’à la cruauté du Jarl : il les condamne à se transformer en monstres, à devenir trois de ses fidèles berzerkirs. Il leur reste sept jours d’humanité. Sept jours pour trouver le roi des fauves, le seul à pouvoir les arracher à leur funeste destin.

La critique :

Le roi des Fauves nous plonge dans un univers sombre, violent et cruel fortement imprégné de la mythologie nordique. En effet, A. Wellenstein, nous offre ici une réinterprétation intéressante du mythe du berserker : dans les légendes un guerrier-fauve capable d’entrer dans une sorte de transe ou fureur sacré décuplant ses capacités physiques.

Lâché dans un environnement hostile 3 jeunes gens (Ivar, Kaya et Oswald) vont devoir survivre et tenter de lutter contre le mal qu’on leur a inoculé et qui leur ôtera toute humanité. Personnages quelque peu stéréotypés, ils n’en reste pas moins intéressants à suivre. Jusqu’au bout et malgré les signes évidents de la mutation qui s’opère progressivement dans leur être on espère avec eux et on se demande si leur amitié pourtant solide survivra à toutes les épreuves qu’ils auront à affronter.

L’univers en lui même est peu détaillé, ce qui pourrait se révéler navrant pour certains lecteurs. Personnellement, cela ne m’a pas embêter plus que ça, tout l’intérêt du livre tenant dans la quête des personnages et leur lutte pour conserver leur humanité. Si le scénario en lui même n’est pas des plus originaux, l’évolution psychologique des personnages est, elle, très bien menée. Au fil des pages émanent les forces et les faiblesses de chacun et le lecteur pressent rapidement qu’il n’aura pas le droit à un « happy end ».

Le style est moderne et concis mais laisse tout de même la place à quelques passages plus poétiques. Il s’accompagne d’une construction du récit simple puisque l’on suit uniquement le point de vue d’Ivar. Ceci rend la lecture particulièrement fluide et l’on vient donc rapidement à bout de ce petit roman. Cependant, l’auteur ne ménage pas son lecteur et certaines scènes sont assez violentes. Aussi, le roman n’est pas à conseiller aux âmes sensibles. Néanmoins, il plaira aussi bien aux adolescents avertis qu’à un lectorat un peu plus mature à la recherche d’un roman court, prenant et sans fioritures.

L’auteur :

Aurélie Wellenstein est une écrivaine française particulièrement versé dans la fantasy. Son premier roman le Cheval et l’Ombre sort aux éditions Sortilèges en 2013. En 2015, elle publie le roi des Fauves qui sera sélectionné pour plusieurs prix. En 2016, son roman, Les Loups Chantants, obtient le prix Elbakin. A noter que les animaux tiennent toujours une place majeure dans ses œuvres.

Le détail :

La couverture attire tout de suite l’oeil et donne le ton d’entrée de jeu. L’homme mi-homme mi-bête sauvage représenté dans des tons sombres rehaussés de rouge annonce un univers fantastique sombre et violent et une histoire des plus mystérieuse.

La parenthèse :

Si vous avez appréciés la lecture du Roi des Fauves et que vous souhaitez découvrir plus largement le travail d’Aurélie Wellenstein nous vous invitons à découvrir un autre de ses romans, Les Loups Chantants.

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