Les faucons de Raverra : La sorcière captive (Melanie Caruso)

Un roman fantasy captivant! 18/20

Le synopsis:

Les faucons de Raverra : La sorcière captive : Dans l’Empire, la magie est chose rare. Ceux qui la possèdent sont aussitôt repéré et forcé d’aller vivre aux Mues. Là bas, un Fauconnier se liera rapidement à eux afin d’assurer à l’Empire le contrôle de ces mages aux dons extraordinaires. Si jusqu’ici Zaira a réussi à passer à travers les mailles du filet, son puissant pouvoir va finalement la trahir. Elle devra alors elle aussi rejoindre le régiment des Faucons.

Amalia Cornaro, héritière d’une des plus puissante famille se retrouve liée, bien malgré elle à Zaira. Alors que la guerre menace, les deux jeunes femmes vont devoir s’allier pour éviter qu’une cité entière ne se transforme en un brasier incandescent.

La critique:

Les faucons de Raverra est un roman fantasy qui nous emporte au coeur de l’Empire Sérénissime dans une enquête haletante et pleine de rebondissements. Ici complots, jeux de pouvoirs, et intrigues politiques sont au rendez-vous. Amalia, notre héroïne devra faire la lumière sur toute cette affaire. Car l’enjeu est grand : si elle ne démêle pas rapidement les fils de cette intrigue, la guerre éclatera. De Raverra, capitale aux allures de Venise à Ardence, cité placé sous le joug de l’Empire, nous la suivons donc dans sa quête de vérité entre découvertes, retournements de situations et coup de théâtre.

Outre les aventures trépidantes de notre héroïne que nous suivrons avec un intérêt croissant, sa personnalité plutôt bien dessinée lui accorde tout de suite notre sympathie. Cependant, malgré son évolution intéressante et bien menée, sa propension a ne jamais remettre en question la légitimité de l’Empire est, quant à elle, quelque peu exaspérante. Au final, sa mission consiste uniquement à faire taire les velléités d’indépendance d’Ardence et donc à s’assurer de leur soumission. A aucun moment, elle ne semble penser que la Cité a peut-être de bonnes raisons de se soulever, engluée comme elle est dans son rôle de riche héritière des Cornaro, destinée à succéder un jour à sa mère au sein du Conseil des Neuf. Ce comportement, s’il se tient effectivement, n’en reste pas moins un peu énervant.

A l’inverse, Zaira, son Faucon, à qui elle s’est lié bien malgré elle, apparaît comme une jeune femme spontanée, lucide et avide de liberté, qui refuse toute forme d’asservissement mais qui y sera pourtant contrainte. Son caractère fort et affirmé, sa personnalité sans concession et sa lucidité face aux exactions de l’Empire en font un personnage central, peut être davantage ancré dans la réalité qu’Amalia.

Aussi, les deux jeunes femmes forment-elles un duo improbable et par la même intéressant. Elles ont en effet, beaucoup à s’apporter l’une à l’autre. Il sera donc certainement intéressant de voir comment évoluera leur relation dans les prochains tomes.

Ceci, m’amène à un point intéressant : le système de magie. En effet, celui-ci est plutôt original. Ceux chez qui apparaît la marque des mages font partie de catégorie distinctes suivant la nature de leur pouvoir : les vivomanciens, les alchimistes, les sorciers et les façonniers. Mais ce qui est véritablement intéressant ici, c’est que ces mages ne font pas partis de la classe dirigeante. Au contraire, ils sont exploités par celle-ci. La magie apparaît donc davantage comme une malédiction plutôt qu’un don étant donné que Raverra en a fait le point d’ancrage de son pouvoir en s’assurant de son contrôle. L’Empire impose ainsi aux porteurs de la marque de venir vivre aux Mues et de se lier à un Fauconnier. Celui-ci sera alors le seul à même de libérer le pouvoir de son Faucon. De fait, l’Empire s’octroie un pouvoir non négligeable qui lui assure d’ailleurs sa suprématie.

Outre la magie, la place de la femme dans ce roman est traité de manière résolument moderne. Ici, les femmes sont mises à l’honneur et n’ont nul besoin d’un homme pour se faire une place. Elles sont fortes, s’émancipent de tous les clichés et son les égales de leur homologues masculins. Ceux-ci ne sont d’ailleurs pas en reste dans cette histoire. En effet, eux non plus ne se cantonnent pas aux rôles qu’on leur attribuent habituellement. Une vision moderne donc, et fort à-propos.

Au final, Les faucons de Raverra nous plonge dans une lecture captivante et pleine de rebondissements, portée par un style fluide et non dénué de charme. Reprenant les codes bien connus de la fantasy, l’auteure à su y insuffler fraîcheur et modernité tant dans le décor que dans le traitement des personnages. Aussi, si ce premier tome n’est pas exempt de petits défauts il n’en reste pas moins plutôt enthousiasmant !

L’auteure :

Titulaire d’une licence en création littéraire de l’université Brown, Melissa Caruso est une auteure de fantasy. Son premier roman Les faucons de Raverra : La sorcière captive a été salué par la critique. Il a d’ailleurs été nommé au Gemmel Morningstar Award.

Le détail :

Les faucons de Raverra est publié aux éditions Bragelonne, dans leur nouvelle collection Big Bang : une collection destiné à accueillir des œuvres de littérature young adult détonantes !

La parenthèse: 

Vous avez aimé ce premier tome ? Sachez que le second volet des Faucons de Raverra, L’héritière rebelle est d’ors et déjà disponible ! Par ailleurs, si vous souhaitez découvrir d’autres romans fantasy nous vous conseillons la saga Grisha de Leigh Bardugo !

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