Les lumières de l’aérotrain (Ducoudray/Corgié)

Un album surprenant! 15/20

Le synopsis :

Hervé, Romuald, et Mathilde, trois jeunes s’ennuient dans leur petite ville. Mais leur rencontre avec Lucie, une jolie jeune fille va venir bousculer leur quotidien. Enjôleuse, elle saura s’y prendre pour tous les séduire. Mais tout cela n’est-il pas un peu louche ? En effet, Lucie semble cacher certaines choses…

La critique :

Le scénario, à première vue banale, prend pour point d’ancrage la ligne abandonnée de l’aérotrain. Projet qui avait été laissé de côté, malgré des tests prometteurs au profit du TGV moins coûteux. Les trois protagonistes s’approprient ainsi ce lieu et s’y retrouvent régulièrement. Il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose à faire dans cette petite ville. Leur adolescence monotone s’écoule au rythme du passage des trains, des sorties au Palomino Dancing et des bains nocturnes au lac.

L’arrivée de la jolie Lucie va venir bouleversé leur petit quotidien, enrayant une routine bien rodée. Car la jeune fille n’est peut-être pas celle qu’elle laisse paraître. Elle semble en tout cas cacher pas mal de choses. L’histoire prend alors un tout autre tournant, auquel on ne s’attend pas. L’atmosphère change radicalement et des scènes plus violentes se succèdent jusqu’au dénouement des plus inattendu.

Si quelques passages tiennent difficilement la route, l’ambiance générale, ainsi que les personnages touchants, bien que quelque peu caricaturaux, rattrapent ces quelques défauts. Le dessin de Corgié, quant à lui, finit de nous les faire oublier.

En bref, Les lumières de l’aérotrain est une bande dessinée pour le moins surprenante. D’une ambiance plutôt drôle on passe à un tout autre registre, lorsque l’on bascule subitement et inévitablement vers le drame. Manipulation et violence rentrent alors en scène. La machine se met en branle et l’on comprend alors, avant même le dénouement, qu’il sera impossible pour nos trois jeunes paumés de faire marche arrière.

L’auteur :

Aurélien Ducoudray est un scénariste de bande dessinée français. Photographe de presse, journaliste presse écrite et TV, on lui doit de nombreux documentaires. En 2015, il reçoit le prix Saint Michel du meilleur album francophone au côté d’Anlor pour le second volume d’Amère Russie.

Johann Corgié est diplômé de l’école Pivaut à Nantes. Coloriste de bande dessinée, dessinateur et illustrateur il a d’abord illustré des romans jeunesse et des articles de revues. Les lumières de l’aérotrain est son premier album en tant que dessinateur.

Le détail :

Crée en 2002 la collection Grand Angle des éditions Bamboo proposent des bande dessinées avec comme mot d’ordre « La BD comme au cinéma ». Ainsi le scénario est au coeur de toutes les préoccupations et s’accompagnent d’un graphisme classique dans la tradition franco-belge.

La parenthèse :

Fin janvier, Grand Angle a publié une nouvelle bande dessinée : Nos vies prisonnières de Parno et Phil Castaza.

Voilà pour le pitch : « C’est l’histoire de gens ordinaires, piégés dans des vies subies… les rêves détruits, les projets auxquels on renonce. C’est l’histoire d’un père qui craque et abandonne femme et enfant. C’est l’histoire d’un médecin désabusé qui se retrouve à la croisée de tous ces destins. Qui recueille les dernières volontés du père mourant et promet de retrouver le fils. C’est l’histoire de l’enquête menée par le médecin pour retrouvée ce fils, près de 20 ans après la trahison. C’est aussi l’histoire d’une réparation qui rayonne sur tous les protagonistes et les libèrent de leurs vies prisonnières. »

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2 réflexions sur “Les lumières de l’aérotrain (Ducoudray/Corgié)

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