Les naufragés d’Ythaq : Terra Incognita (Christophe Arleston/Adrien Floch)

Un savant mélange de fantasy et de science-fiction. 16/20

Synopsis:

             Dans un univers où les humains sont capables de voyager dans l’espace, un luxueux vaisseau de croisière se retrouve brusquement attiré dans l’atmosphère d’une planète inconnue, et s’écrase sur celle-ci. Granite, une dynamique aspirante officier, Narvarth, un technicien, et Kalista, une séduisante passagère manipulatrice se retrouvent séparés du reste des naufragés et tentent de les rejoindre.

La critique:

                Ce tome un nous offre un savant cocktail de fantasy et de science-fiction et le mélange fonctionne à merveille. En effet, si l’histoire démarre dans un vaisseau spatiale luxueux, le Brume-de-Comète, doté des dernières technologies, le crash laisse les trois héros sur une planète inconnue – que l’on devine comme étant Ythaq selon le titre – qui semble être restée à une ère médiévale-fantasy avec divers peuples plus ou moins amicaux. Les locaux sont tous très intéressants à leur façon, comme les banfoos qui permettent de démarrer la découverte de la planète avec légèreté, ou encore les fengs, dont le savoir risque d’être précieux. Il y a aussi l’intervention de la magie dans ce monde, ce qui laisse les héros perplexes.

                On suit donc trois personnages principaux tous très différents, et également plutôt attachant, à savoir Granite, qui fait partie de l’équipe des officiers du vaisseau, Narvarth qui est technicien et semble être tombé sous le charme de Kalista, cette dernière étant une passagère à la recherche d’un riche mari à épouser. Chacun saura s’identifier à l’un d’entre eux et on a plaisir à suivre leurs aventures sur ces terres inconnues. Le découpage scénaristique de ce premier tome est plutôt intéressant en ce que la tension et le mystère vont crescendo. Le scénario promet de belles surprises et d’être bien plus complexe, voir sombre, qu’on ne peut le penser de prime abord. Mais l’humour n’en est pas moins de la partie. Les péripéties permettent de garder le rythme, rendant ce tome haletant, tandis que le mystère qui recouvre cette planète se tisse petit à petit, avec des indices éparpillés ça et là avec minutie.

                Le dessin est dynamique et le travail des couleurs est saisissant, ce qui rend la découverte d’Ythaq d’autant plus agréable et réaliste pour le lecteur, et aide aussi à apprécier les personnages dont les émotions sont rendus fidèlement. Ainsi, pour conclure, c’est un très bon début pour Les naufragés d’Ythaq, dont je recommande chaleureusement la lecture !

L’auteur :

                Adrien Floch, le dessinateur, est né en 1977 à Paris, puis fait un CAP de Publicité en Bretagne, où il apprendra les bases du dessins, avec pour objectifs le monde la BD. Son parcours l’amènera à se rapprocher de Christophe Arleston, anciennement journaliste et aujourd’hui scénariste pour bandes dessinées. Il est notamment connu pour son travail sur le monde de Troy (Lanfeust de Troy, Troll de Troy…) mais a également écrit des scenarii dans tous les genres littéraires possibles.

Le détail :

                Arleston est un adepte des jeux de mots dans ses ô combien nombreux scenarii. On retrouve ici notamment la référence faite à « Ythaq/Ithaque », ville grecque rendue célèbre par l’Odyssée d’Homère, dont le héros Ulysse était le roi. Or les personnages s’apprêtent probablement à vivre également un véritable odyssée…

La parenthèse :

                La série a fêté ses 10 ans le 1er juillet dernier et compte aujourd’hui 14 tomes. Elle se découpe en arc, dont le premier est constitué des tomes 1 à 9. Son succès dépasse d’ailleurs les frontières nationales puisqu’elle a été traduite en anglais et éditée par Marvel Comics. Elle a également fait l’objet d’une traduction en allemand.

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