Letter Bee (T1) (Hiroyuki Asada)

Une histoire passionnante, qui prend place dans un univers sombre et mystérieux. 15/20

 Résumé :

L’Amberground est un pays un peu particulier où il n’y a jamais d’aube. Un soleil artificiel éclaire la capitale au centre du territoire, mais les terres périphériques sont plonger dans l’obscurité. Des officiers de l’administration s’occupe du courrier, ce sont les Letter Bee. Les seuls à avoir des laissé-passé pour parcourir les quatre coins de l’Amberground. Gauche est l’un d’entre eux, et le colis qu’il a à livrer est un peu particulier : il s’agit d’un petit garçon dont la mère a disparu.

 Critique :

Transporté dans un univers complètement différent, le lecteur peine un peu à prendre ses marques au début. L’Amberground a ses règles propres, et il fonctionne plus ou moins sur le même principe aristocratique de la capital réservée aux élites et des territoires périphériques abandonnés aux plus pauvres, et aux créatures maléfiques que la plupart des mondes de l’héroïc-fantasy. Le dessin est superbe, les paysages et les personnages travaillés. Les scènes d’actions sont cependant un peu brouillon, et il n’est pas toujours facile de savoir qui fait quoi, mais dans l’ensemble le manga est agréable à lire.

La composition en deux chapitres de ce premier tome nous présente une double intrigue. Dans le premier, Lag rencontre Gauche qui l’emmène chez sa tante en tant que colis, et c’est de cette rencontre que naîtra sa décision de devenir Letter Bee. Dans le second chapitre, qui se passe cinq ans plus tard, Lag rencontre Niche qui deviendra son dingo, c’est-à-dire son compagnon de route en tant que Letter Bee. C’est d’abord l’amour filial de Lag pour sa mère qui est moteur de l’action, mais les liens familiaux en général sont fortement mis en avant tout au long du manga. L’amitié n’apparaît quant à elle qu’une fois le devoir accompli. Cette hiérarchie des valeurs sera, semble-t-il, celle de toute l’intrigue. On remarquera que ce sont des valeurs individuelles dans le sens où elles sont intrinsèques aux personnages. Le pouvoir ne fait pas partie des données, du moins pour l’instant, et c’est bien en phase avec le principe de l’Amberground qui veut que ce soit le cœur qui importe avant tout, comme cela est mis en exergue au début du tome.

L’auteur :

Hiroyuki Asada est né à Yokohama dans la préfecture de Kanagawa au Japon. Le jour de sa naissance, un record de chute de neige dans la région du Kantô a été enregistré par les météorologistes. Ses parents, en référence à cet évènement l’ont baptisé Hiroyuki, issu de la contraction de l’expression « Shiroi Yuki » (« Neige Blanche » en français). C’est le shonen I’ll qui le propulsera sur la scène internationale en 2002. Il dessine également des couvertures pour des romans ou des pochettes pour des groupes de rock.

Le détail :

L’intrigue se passe à une époque indéterminée, dans un pays non situé géographiquement. C’est un monde dur et dangereux, propre à l’évolution d’un enfant en jeune héros. L’innocence plus que la naïveté étant le trait de caractère principal de Lag, le lecteur est en droit de supposer qu’avec l’intrigue, sont caractère va évoluer.

La parenthèse :

Pour ceux qui voudraient continuer à suivre les personnages et les aventures de Letter Bee, un anime a été produit, ainsi que des OAV. Les autres oeuvres de l’auteur sont également à recommander à ceux qui ont apprécié celui-ci.

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