Love letters to the dead (Ava Dellaira)

Un roman épistolaire qui aborde des thèmes graves mais aussi des sujets propres à l’adolescence! 16/20

Le synopsis:

Laurel doit écrire une lettre à un disparu pour son cours d’anglais. Elle choisit d’écrire à Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’aimait particulièrement. Petit à petit, le cahier de Laurel se remplit de lettres à d’autres disparus, Amy Winehouse, Heath Ledger, … Elle leur raconte sa vie, elle leur parle de May, et au fil des lettres, c’est tout le drame que sa disparition a engendré qui se dessine, et plus particulièrement des circonstances de celle-ci.

La critique: 

Si l’histoire n’est pas très original, le genre épistolaire utilisé pour l’aborder l’est un peu plus. Ici, l’auteur des lettres est le même du début à la fin du roman. Laurel est une adolescente qui vient de perdre sa grande sœur, May, dans des circonstances mystérieuses, du moins dans la première partie du livre. Après avoir passé son enfance à se comparer à cette image qu’elle a peu à peu sacraliser de l’aînée parfaite, belle et intelligente, elle se retrouve sans repère, psychologiquement désemparée face à cette disparition à laquelle ses parents ne parviennent pas à faire face. En effet, sa mère s’enfuie à l’autre bout du pays, et son père se mure dans le silence.

Le lien avec May se retrouve dans chaque lettre, car les destinataires ne sont autres que des personnalités que sa sœur admirait. L’écriture est claire et nette, et le rythme fluide, sans trop de surprise on se surprend à avoir tourné plus de pages qu’on ne l’imaginait. Si l’intrigue en elle-même met un certain temps à démarrer, c’est parce que l’auteur prend la peine de décrire avec minutie la situation de Laurel, son changement d’école, et la façon dont elle se fait des amis, notamment Sky.

Tout en restant dans les topics du genre, les thèmes abordés sont ceux plus graves du viol d’enfant, et du suicide. Les placer dans la bouche de l’héroïne, une adolescente qui culpabilise et refoule les faits les rend d’autant plus vraisemblables. Tout comme la façon qu’on les proches de réagir. Ils ne sont pas froidement traités par un narrateur extérieur. On regrettera peut-être cependant le fait que l’auteur se contente des clichés définis par les médias et que chaque personnage représente un type et ne soit pas plus approfondis.

L’auteur: 

L’auteur, Ava Dellaira signe avec Love Letters to the dead (Michel Lafonson premier roman. Elle est diplômé de l’Université de Chicago et du Writer’s Workshop de l’Iowa. Originaire du Nouveau Mexique, elle a grandit à Albuquerque et vit actuellement à Santa Monica avec sa famille.

Le détail: 

Unanimement acclamé par la critique et les médias, Love Letters to the dead est un roman épistolaire, dont l’héroïne est l’expéditeur des lettres. Les destinataires sont des personnes disparues, des acteurs et des chanteurs pour la plupart. À chaque nouvelle lettre, on en apprend un peu plus sur les conditions dans lesquelles elles ont disparu, mais aussi vécu, et ces chroniques historiques ont pour elles de proposer la redécouverte de classique quelque peu oublié des jeunes lecteurs.

La parenthèse:

Afin de faire face à tous ces problèmes bien trop difficiles à gérer pour des adolescents dont les parents sont démissionnaires, le seul repère fiable et bénéfique sont les amis. C’est un autre des topic classiques du roman jeunesse, mais qui prouve bien que l’auteur connaît son sujet. Cela lui permet d’aborder d’autres problématiques de la jeune génération, tel que l’homosexualité, les relations sexuelles… A mettre donc, entre les mains du jeune public, qui trouvera ainsi un moyen de s’exprimer.

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