Mémoire brisée (E.O. Chirovici)

Tensions sous hypnose. 10/20

Le synopsis

Mémoire brisée : New York. James Cobb, psychologue de renom, donne une conférence sur les souvenirs enfouis. A la fin de cette dernière, le voici abordé par un homme fortuné, atteint d’une leucémie, qui cherche à remonter le temps. Quarante ans auparavant, Josh s’est réveillé dans une chambre d’hôtel parisien, à côté d’une femme au corps sans vie. Au soir de sa mort, l’homme éprouve le besoin de comprendre : était-il oui ou non impliqué dans cette affaire ? Pour le savoir, il compte sur l’hypnose et tout le savoir du Dr Cobb.

La critique

Mémoire brisée  oscille entre le thriller psychologique, le roman noir et le polar. La première partie du roman s’intéresse à Josh, atteint d’une leucémie, et au travail de James Cobb. Les deux hommes vont se voir, se parler à plusieurs reprises et réaliser quelques séances d’hypnose, dans le but de faire remonter des secrets enfouis au plus profond de la mémoire. Est-ce que l’homme est coupable du crime qui a eu lieu dans cette fameuse chambre d’hôtel ou est-ce son ami, Abraham Hale, le meurtrier ? Car tous les deux avaient des sentiments pour cette femme à la tête désormais ensanglantée.

Entre conscient et inconscient, le lecteur est plongé dans les méandres du cerveau. S’il y a peu d’action, nous sommes tout de même happés par la relation qui s’installe entre James et Josh, jusqu’à ce que ce dernier rende l’âme. Dans la seconde partie, James Cobb poursuit l’enquête de son côté pour connaître le dénouement de l’histoire. Et c’est là qu’E.O. Chirovici m’a perdue. Je n’ai jamais été fan d’enquêtes policières, et celle-ci, menée par le médecin, nous embarque dans un tas de rencontres. Certaines sont utiles à la compréhension du meurtre, d’autres pas.

Le récit est lent et peu convaincant. On se perd dans des témoignages douteux et dans une enquête qui n’en finit pas, les fausses pistes étant multiples. En parallèle, nous découvrons le passé trouble du praticien, qui va amener ce dernier à sa propre introspection. On a du mal à percevoir pourquoi le psychologue tient tant à connaître la vérité alors que son patient n’est plus de ce monde. Je n’ai pas réussi à m’accrocher aux personnages. Au début du récit, je pensais être en bonne voie, et puis James est décédé, et mon intérêt s’est envolé avec. J’ai été tout sauf hypnotisée par l’écriture de l’auteur.

L’auteur

Originaire de Roumanie, E.O. Chirovici est né en 1964. Il a publié plusieurs romans à succès dans son pays, en parallèle à son travail de journaliste. Depuis 2012, l’écrivain vit au Royaume-Uni, où il a suivi son fils qui étudie à l’université de Cardiff. En France, après Jeux de miroirs, il revient sur le devant de la scène avec Mémoire brisée (Les Escales éditions)

Le détail

L’hypnose est la base du roman d’E.O Chirovici. Cette technique fait référence à un état modifié de conscience, que l’on appelle également « transe », au cours duquel, la personne se situe entre l’état de veille et de sommeil. Nombreux sont les psychiatres à utiliser l’hypnose pour rendre accessible à l’individu des ressources qui sont peu ou pas exploitées par le cerveau, et ainsi activer des pouvoirs d’auto-guérison.

La parenthèse

Le travail d’hypnose du personnage principal ne vous a pas laissé indifférent ? Laissez-vous séduire par La boîte de Pandore de Bernard Werber, ou encore par Fin de ronde de Stephen King. Des ouvrages d’une intelligence redoutable qui ne vous laisseront pas de marbre.

Sandrine pour MassCritics

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