Milles soleils splendides ( Khaled Hosseini )

Un roman plein de poésie, de violence et de beauté! 20/20

Le synopsis :

Mariam est une jeune afghane qui n’a pas été épargnée par la vie. Fruit d’une relation hors mariage, elle vit seule avec sa mère, dans le déshonneur. Adolescente, elle est alors mariée de force à un homme de trente ans son aînée. Près de vingt ans plus tard, suite à la guerre civile qui fait des ravages à Kaboul, Leila, la jeune voisine de 14 ans devient la seconde épouse de son mari. Toutes les deux devront donc s’unir pour pouvoir survivre à leur destin malheureux.

La critique :

Mille soleils splendides est une œuvre auquel il est difficile de rendre justice en quelques mots. Parfois, j’ai détesté ce livre. Pour ce qu’il m’a fait ressentir, pour ce qu’il m’a fait découvrir. Pour avoir instillé en moi des sentiments de colère et de dégoût envers l’espèce humaine. Mais Mille soleils splendides est  un livre essentiel, fort et malgré tout plein d’espoir. En bref, une histoire dont on ne sort pas indemne. Vous l’avez bien compris, il faut que vous lisiez ce livre.

L’histoire se découpe en 4 parties. Nous découvrons tout d’abord, la vie de la jeune Mariam, qui vit recluse pendant toute son enfance, avec pour seule compagnie sa mère. Celle-ci ne voit en elle que l’origine et la continuité de ses malheurs. Puis, elle se marie. On passe alors à la deuxième partie qui nous présente Leila. A l’opposé de Mariam, Leila vit aimée, a des amis et va à l’école, où elle est très doué. La fin de l’enfance de Leila et la guerre civile nous conduit à la partie trois, où les deux femmes sont réunies sous le même toit. Enfin, Leïla est au centre de la dernière partie.

Mille soleils splendides est un drame puissant et fortement engagé. Engagé contre l’obscurantisme, l’extrémisme et l’ignorance. Ce livre porte aussi énormément de messages d’amour, de tolérance et d’espoir notamment. De plus, il est très instructif. Il m’en a énormément appris sur l’histoire de l’Afghanistan et de Kaboul en particulier.

Le récit est très immersif. Ainsi, l’auteur utilise  beaucoup de vocabulaire persan, non traduit. Khaled Hosseini nous offre donc un point de vue de l’intérieur sur l’Histoire. Bien sûr, les personnages et leur histoire son fictifs. Mais ce qui donne autant d’intensité à Mille soleils splendides, c’est qu’ils auraient très bien pu être vrai. De fait, la ville est réelle, la guerre est réelle et la situation dramatique du pays et de ses habitants l’est tout autant. De même que les sévices faits aux femmes au nom de l’honneur, de l’application de la charia et du pouvoir des tyrans. Aussi, la prise de conscience de cette réalité est violente.

Pour tout dire,  à première vue, ce livre ne m’emballait pas vraiment. Mais une fois entrée dans cet univers parallèle et pourtant si proche, impossible d’en sortir. On souffre avec ces deux héroïnes anonymes, on sourit, pleure et espère avec elles. Si vous êtes allergiques aux drames, passez votre chemin. Mais la poésie, la violence et la beauté de cette histoire valent largement le détour !

L’auteur :

Khaled Hosseini est un auteur américain né à Kaboul en 1965. Fils d’un diplomate, il a vécu en Afghanistan, en Iran et en France. C’est en 1980 que la famille Hosseini s’installe aux États-Unis, après une demande d’asile. Il est titulaire d’une licence en biologie et d’un doctorat de médecine, qui deviendra sa profession. Son premier roman, Les cerfs-volants de Kaboul (prix RFI et des Lectrices Elle), paru en 2003 lui vaut un énorme succès international et est traduit dans plus de 70 langues. Mille soleils splendides (chez Belfond) est son second roman, écrit en 2007. Ainsi résonne l’écho infini des montagnes suivra en 2013.

Le détail :

L’histoire de Mariam et Leila s’étend de 1957 à 2003, soit plus de quarante ans. Quatre décennies qui voient Kaboul et tout l’Afghanistan changer dramatiquement. De l’occupation soviétique en passant par les luttes tribales et la prise de pouvoir des talibans, tous ces événements sont longuement évoqués. Des conflits qui aura engendré des millions de morts, blessés ou réfugiés.

La parenthèse :

En 2006, Khaled Hosseini devient ambassadeur de bonne volonté pour l’UNHCR (l’Agence nationale des Nations-Unies pour les réfugiés). Après un voyage en Afghanistan en 2007, l’auteur décide de créer une fondation pour aider les réfugiés afghans, The Khaled Hosseini Foundation.

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