Niourk : L’enfant noir (Olivier Vatine)

Une BD de science-fiction basée sur l’oeuvre originale de Stefan Wul! 17/20

Le synopsis:

Niourk : L’enfant noir : La Terre a bien changé : après une catastrophe nucléaire quelques siècles plus tôt, les océans se sont asséchés, de nouvelles espèces ont fait leur apparition, et l’Homme a failli voir arriver sa dernière heure. Les quelques êtres humains qui subsistent encore sont revenus à un état primitif.

Le vieux sorcier de la tribu de l’unique enfant à la peau noire part pour le Domaine des Anciens Dieux et décide qu’à son retour, le garçon, rejeté par les siens, sera exécuté. Mais, le vieillard ne reviendra jamais de son périple. L’enfant à la peau noire entreprend alors d’aller à sa rencontre… Son voyage lui fera découvrir les reliquats encore visibles du XXe siècle.

La critique:

Ici, on traite de l’instinct de survie et d’un retour en arrière après une catastrophe nucléaire. Les derniers hommes doivent donc se battre pour vivre dans une nature hostile peuplée de créatures étranges. Dans ce nouvel environnement, il y a aussi l’enfant noir. Celui-ci est confronté à la menace de toute une tribu, dirigée par Thôz, et à ce nouveau monde plus que menaçant. On suit ainsi le périple de cet enfant qui constate la désolation causée par l’orgueil des hommes jusqu’à l’ultime catastrophe. De fait, même en recommençant un nouveau cycle, on peut s’apercevoir que la différence de couleur de peau est toujours condamnée et que les erreurs passées se renouvellent perpétuellement.

Cette bande dessinée, basée sur l’œuvre originale de Stefan Wul, publiée dans les années 50, retranscrit très bien la vision voulue par le romancier de par l’utilisation de couleurs assez sombres. En remettant au goût du jour ce roman d’anticipation dans l’univers du neuvième art, la réflexion apportée est d’autant plus retentissante de nos jours. La fiction nous sensibilise à un sujet tout à fait d’actualité qui est celui du changement climatique, de la manipulation des produits chimiques, de la pollution et du nucléaire et de leurs conséquences sur les futures générations et la planète entière.

C’est donc une critique à la fois envers le mode de vie de la société actuelle et la désinvolture des humains à jouer avec la Nature, qui tôt ou tard, reprendra ses droits. En outre, entreprendre la lecture de Niourk : L’enfant noir est une très bonne façon de s’initier à la lecture de science-fiction, même pour les personnes les plus réticentes à ce genre et de réjouir les plus convaincus.

L’auteur: 

Olivier Vatine est un scénariste et dessinateur français spécialisé dans la bande dessinée. Il est notamment connu pour la série Aquablue, des albums de science-fiction, qui ne sont pas sans rappeler un semblant de l’histoire de Niourk (Ankama)

Le détail:

Le graphiste était déjà un fervent admirateur de l’œuvre de Stephan Wul durant son adolescence. Il ne  se lassait pas de relire ses fictions. En devenant dessinateur, c’est tout naturellement qu’Olivier Vatine a décidé de mettre en scène cette BD.

La parenthèse:

Vous avez mordu à l’hameçon et êtes devenu accro à l’univers post-apocalyptique de cette nouvelle ère? Vous trouverez ce qu’il est advenu de l’enfant noir dans les deuxième et troisième tomes La Ville et Alpha.

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