On était dans l’ouest (Gérard Goldman)

Bienvenus au Farwest ! 13/20

Le synopsis :

On était une fois dans l’ouest (Slalom) : Martin avait hâte de partir chez son correspondant au Pays de Galle. Mais ses projets sont contrariés et le voilà avec ses parents en Espagne en plein tournage d’un film de Sergio Leone qui marquera des générations ….

La critique:

Quand on est petit, suivre ses parents alors qu’on avait d’autres plans pour les vacances c’est pas le pied … Sauf quand cette escapade réserve une multitude d’aventures ! A travers son journal intime écrit alors qu’il était jeune, l’auteur narre ici, une histoire qui mêle imagination et souvenirs.

Gérard Goldman invite ses lecteurs sur le tournage d’un film, inconnu des plus jeunes mais culte pour leurs parents : Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone. Le fait de transposer son histoire à une époque rarement évoqué dans la littérature jeunesse, à savoir la fin des années 60 apporte de la fraîcheur. Ainsi, nous nous retrouvons en compagnie de grands noms de l’époque, dans des décors qui ont bercé un bon nombre de personnes. On s’attendrait presque à entendre la bande originale au fur et à mesure des pages.

En suivant les aventures de Martin, les plus jeunes découvriront tout un univers cinématographique un peu désuet de nos jours (le western), mais également les rouages d’un tournage. Bien que très romancé, l’auteur n’hésite pas à s’arranger un peu avec ses souvenirs pour donner du corps et du volume à ses personnages. Mais il évoque aussi ce qu’il a réellement vécu sur le plateau de tournage, notamment sa rencontre avec Claudia Cardinale, icône de cette époque.

L’avantage avec le journal intime, c’est que l’on est à la fois acteur et spectateur de l’histoire. Ainsi, alors que certaines longueur peuvent se faire ressentir, je me suis laissée prendre au jeu par l’excitation du jeune Martin à découvrir cet univers. On ressent beaucoup de passion de la part de l’auteur pour le monde du cinéma ou de l’admiration envers ses parents auteurs de bandes dessines.

Les émotions et les sentiments ne sont pas clairement évoqué, mais ils sont écrits entre les lignes. Cela demande de l’attention à la lecture, notamment lorsque le jeune Martin rêve ou rencontre l’actrice principale du film par exemple. Gérard Goldman arrive avec peu de mots à faire ressentir tout ce qui le fait vibrer et qui le pousse dans ses retranchements. Sans rien dévoiler de l’histoire, l’auteur parvient subtilement à faire comprendre aux lecteurs les plus jeunes que le courage n’est pas une question d’âge mais de volonté.

Toutefois, il m’a manqué un twist pour que j’accroche totalement. Comme je l’ai dit précédemment, j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs, des passages où je me suis senti perdu dans l’histoire. Peut-être qu’avec mon regard de lecteur adulte, je n’ai pas su entrer pleinement dans cette aventure rocambolesque. Toutefois, je ne peux que saluer les descriptions à la fois succinctes mais remplie de détails de l’auteur, qui permettent facilement de se représenter les lieux et les personnages. 

En mêlant fiction et réalité, Gérard Goldman brouille les pistes pour évoquer un épisode de son enfance. Si j’ai apprécié le style, je reste cependant sur ma faim concernant l’histoire. On était une fois dans l’ouest a cependant le mérite de faire découvrir aux plus jeunes un univers cinématographique et des acteurs, ce qui ne manquera pas d’attiser leur curiosité.

L’auteur :

Gérard Goldman a grandi au milieu du « neuvième art », la bande dessiné. Passant par plusieurs métiers en relation avec l’illustration et le cinéma, il écrit désormais en puisant son inspiration de ses différentes passions.

Le détail :

Il était une fois dans l’Ouest débarque sur les écrans dans les années 60. Comme le fait remarquer l’auteur, il était interdit au moins de 16 ans lors de sa sortie. Aujourd’hui, il est devenu une référence pour les aficionados du style « western spaghetti ». Il est ainsi considéré comme un film culte et un chef d’oeuvre pour bon nombres de personnes: acteurs, réalisateurs ou anonymes.

La parenthèse :

L’auteur d’un journal intime s’appelle un diariste. Ce style se caractérise par la prise de distance que prend l’auteur vis-à-vis de son entourage, de la société, … Plusieurs journaux ont été publiés depuis le XVIIe siècle, mais l’un des plus connus à ce jour reste celui d’Anne Franck.

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