Overlord : Le roi Mort-Vivant (Kugane Maruyama)

Un pitch alléchant mais qui ne tient pas ses promesses.9/20

 
Le résumé :
 
Nous sommes en l’an 2138, Yggdrasil, le célèbre jeu de rôle en ligne est sur le point de fermer. Momonga, nécromancien Mort-Vivant, chef de la puissante guilde « Ainz Ooal Goal », attend seul l’arrêt du jeu. Cependant, l’heure de la fermeture passée, Momonga n’est pas déconnecté et se retrouve propulser dans un monde inconnu. Prisonnier, le seigneur maléfique part à la découverte de terre hostiles. Pour survivre, une seule solution s’impose à lui : conquérir le monde.
 
Extraits: 
 
« Elle allait mourir. Ici même. L’épée s’ébattit. Mais la douleur ne vint pas. Elle rouvrit les yeux. La première chose qu’elle vit fut l’épée : arrêtée à mi-chemin. Ensuite, le propriétaire de l’arme. Le chevalier s’était figé dans son élan, comme paralysé, toute son attention tournée vers un point situé sur le coté de sa victime. Sa posture vulnérable reflétait la surprise qui l’avait assailli. »
 
La critique :
 
  Si le travail éditorial est toujours aussi soigné et le pitch des plus attrayant, une fois passés ses deux éléments Overlord ne tient malheureusement pas ses promesses.
 
Avant toute chose, soulignons que ce tome regroupe en fait les deux premiers tomes de la série. Deux tomes donc, mais qui sont loin d’être égaux en terme de qualité. La première partie se concentre sur la mise en place de l’Univers et accumule les explications sans fin sur le monde, les personnages, les différentes capacités et caractéristiques… le tout déballé tel quel, sans subtilité. Dommage que ces divers détails n’aient pas été révélés au fil de l’intrigue, cela aurait donné un peu plus de dynamisme, rendant par la même le tout plus digeste. Heureusement, pour ceux qui parviendront à s’accrocher jusque là, la deuxième partie vient nous sortir de ces considérations purement techniques pour nous offrir un peu plus de divertissement, mais surtout d’action, en mettant l’accent sur les quêtes que va mener Momonga dans ce monde mêlant fantasy et jeu vidéo.
 
Justement, parlons un peu de ce Momonga. Personnage atypique s’il en est, puisqu’il s’agit d’un seigneur maléfique, ou plutôt d’un humain coincé dans le corps d’un Mort Vivant ultra puissant, il m’est apparu peu convaincant et parfois même clairement exaspérant. Outre le fait qu’il ne panique même pas une seule petite seconde à l’idée de perdre son humanité ou de ne jamais revoir le monde réel, il doute constamment de sa puissance et va la tester un nombre incalculable de fois, ce qui fait franchement stagner l’intrigue et nous perd une fois de plus dans des considérations techniques qui ne servent en rien le scénario. A cela s’ajoute le fait qu’il est imbattable et que l’issue des combats est connue avant même qu’ils ne commencent, tuant tout suspense et ne créant aucun enjeu réel. Espérons qu’il se retrouve face a des adversaires à sa mesure dans les prochains tomes…
 
Quant aux personnages secondaires, autrement dit les PNJ, ils ne sont que l’incarnation de clichés ou de stéréotypes. Normal me direz vous. Au fil des pages, ils semblent toutefois développer une volonté propre, ce qui pourrait nourrir de nouvelles intrigues et apporter un certain intérêt dans les prochains tomes. Enfin… si on arrive à passer outre les personnages d’Albedo et de Shaltear, en combat perpétuel pour obtenir « l’amour » ou plutôt le droit de s’accoupler avec Momonga. Car c’est bien le seul but de ces deux femmes… et je dois dire que les dialogues ponctuant leur éternelle dispute sont pour le moins exaspérant. Ni drôle, ni divertissant, tout au plus gênants, ils sont proprement inintéressants.
Par ailleurs, je n’ai, ma foi, toujours pas compris quel intérêt il peut y avoir à mettre en scène deux personnages en train de se battre quant à la taille de leur poitrine ou encore la drôlerie qui se cache dans ce genre de remarque : « Eh bien, cette pression impressionnante m’a tellement excitée… je crains que ma culotte ne soit en piteux état… ».
 
En bref, Overlord ne tire pas avantage de son idée de base pourtant prometteuse. Sclérosé dans des considérations techniques dans la première partie, l’intrigue décolle dans le second tome et nous offre un peu plus d’action mais ne nous octroie finalement que bien peu de réponses tout en échouant à donner plus de consistance (d’intérêt?) à des personnages qui en manque cruellement.
 
L’auteur :  Kugane Maruyama est un scénariste japonais de manga.
 
Le détail :
 
  Il me semble important de revenir un instant sur l’objet livre. En effet, comme d’habitude le travail éditorial est particulièrement soigné avec une couverture semi rigide et une illustration du plus bel effet. A l’intérieur, une carte du Grand Tombeau de Nazarick et une illustration couleurs représentant les personnages nous plonge toute de suite dans l’ambiance, tout comme les illustrations couleurs à chaque début de chapitres. Enfin, le livre s’achève sur un descriptif illustré des capacités et compétences de chaque personnages qui apporte un peu plus de clarté quant aux caractéristiques des principaux protagonistes… Dommage qu’Overlord ne soit pas à la hauteur de ce bel écrin.

 
La parenthèse :
 
  Envie d’un moment d’évasion et de divertissement ? Plongez sans plus attendre dans les autres light novels publiés chez Ofelbe ! Nous vous conseillons particulièrement Sword Art Online, Spice and Wolf, Log Horizon ou encore Re : Zero MassCritics

L’avez vous lu? Qu’en avez vous pensé? Votre note?
 
Page Facebook : Masscritics
                                                                                                                   Page Instagram : Masscritics

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *