Seuls : La disparition (Bruno Gazzotti)

Comment faire pour survivre seuls  dans un monde devenu hostile? 18/20

Le synopsis:

C’est une soirée comme les autres à Fortville, chacun vacant à ses occupations quotidiennes. Les adultes rentrent du travail, les élèves retrouvent le chemin de la maison mais personne ne se doute de ce qui va suivre. Le lendemain, la ville est mystérieusement désertée de tous ses habitants, hormis de cinq enfants qui sont étonnés de ne voir personne. Leïla, Camille, Terry, Yvan et Dodji vont devoir apprendre à vivre et à se débrouiller seuls face à l’inconnu.

La critique:

Nous faisons immédiatement connaissance avec les protagonistes avant qu’un étrange phénomène ne se produise. Les premières pages laissent présager que leur vie va être bouleversée : le ciel devient étrangement menaçant, annonciateur de l’évènement qui va frapper les habitants de la ville. Un mystère qui place la barre très haute en matière de suspense puisqu’il est à la hauteur de celui imaginé par Stephen King pour Dôme.

Le thème de la survie est la ligne directrice de la bande-dessinée : comment faire pour vivre dans un monde devenu si hostile ? Surtout que les animaux qui se baladent en ville ne sont pas des plus amicaux. Fortville est devenue une sorte de jungle urbaine où le danger se cache au détour de chaque rue. Heureusement, les enfants, chacun d’entre eux ayant une personnalité bien affirmée, s’attachent très vite les uns aux autres et font preuve d’une très grande solidarité, formant une nouvelle petite famille.

L’intrigue avance vite, ponctuée de beaucoup de moments d’action. On note aussi que la voix d’un narrateur omniscient pour le moins intrusif se fait ressentir dans certaines cases et cela a pour effet d’intensifier la curiosité des lecteurs. Destiné à un lectorat plus ou moins jeune, l’identification à des personnages du même âge a d’autant plus d’impact sur les enfants qui ont une imagination débordante. Ces derniers seront les plus à mêmes de réfléchir à une théorie bien ficelée pour expliquer cette disparition. La couverture sobre mais efficace, résume à elle seule toute l’histoire et attire l’œil de façon à donner l’envie de se plonger dans l’album.

L’auteur:

Bruno Gazzotti, est un graphiste belge de bandes-dessinées. Durant sa jeunesse, il entame des études d’arts avant de faire ses premiers pas aux éditions Dupuis. Dès 2006, une collaboration se fait avec Fabien Vehlmann, scénariste français, en vue de la publication d’une nouvelle série intitulée Seuls. Cette dernière révèlera leurs noms au grand public, victimes d’un incroyable succès.

Le détail:

Le prix jeunesse 9-12 ans décerné au tome Disparitions lors du festival d’Angoulême en 2007, puis une seconde fois en 2010, ne peut que témoigner de l’engouement qui a affecté la série. Selon les auteurs, il s’explique par le fait que l’album aborde des sujets universaux en toute simplicité et sans arrière-pensée.

La parenthèse:

Ce premier tome n’est que le début d’une collection qui vaut absolument le détour, surtout pour les amateurs de situations inexplicables et de science-fiction. C’est aussi la raison pour laquelle on vous conseille de lire la suite et d’ajouter à votre liste : Le Maître des couteaux, Le Clan des requins, Les Cairns rouges, Au cœur du Maelström, La Quatrième dimension et demie, Les Terres basses, Les Arènes et le dernier album Avant l’Enfant-Minuit.

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