The rain (Virginia Bergin)

Un roman post apocalyptique divertissant mais qui ne révolutionne pas le genre
14/20
Le résumé :
 
Une pluie mortelle s’abat sur la Terre :
L’humanité est menacée de disparition.
Ruby, 15 ans, part à la recherche de son père.
 
Je m’appelle Ruby Morris, et voici mon histoire. Si vous la lisez, vous avez énormément de chance d’être encore en vie. Question : quand faut-il abandonner tout espoir :
a) Maintenant. Immédiatement. On est foutus.
b) Dans deux semaines environs.
c) Jamais.
d) J’imagine qu’il pourrait y avoir un d), mais s’il existe, je ne l’ai pas encore trouvé….
 
Extraits:
– « Je voudrais dire un truc, une bonne fois pour toutes, pour le cas où vous penseriez que je suis insensible, ou que je n’ai rien remarqué.
Il y avait des cadavres partout. On ne pouvait pas ne pas les voir. Alors, pour ne pas devenir fou, il fallait les considérer comme des réverbères, des portes, ou des arbres. Ça peut paraître affreux, et je ne voudrais sûrement pas qu’on compare ma mère et Henry à des objets, mais c’était comme ça. Il y avait des cadavres partout, et on s’en accommodait.
C’étaient des morts, et on respirait encore. »
 
– « Je ne vois pas l’intérêt de parler d’avant. Des choses qui étaient et qui ne sont plus. Premièrement, je suis malade rien que d’y penser. Tellement que j’ai envie de gerber.
Deuxièmement, ça n’a plus d’importance. Tout ça n’existe plus. »
 
La critique :
 
  Alors que Ruby passe la meilleure soirée de toute sa vie, tout bascule soudainement avec l’arrivée de la pluie. Une bactérie mortelle s’est infiltrée dans l’eau et met la survie de l’humanité en péril. Ruby voit mourir ceux qu’elle aime les uns après les autres. Commence alors pour elle un long périple pour tenter de retrouver son père…
 
Si le roman ne révolutionne pas le genre, il est tout de même plutôt addictif. Voir comment les survivants vont surmonter cette nouvelle réalité, comment ils vont tenter de survivre au milieu de cet enfer et comment ils vont se réorganiser contribuent à nourrir l’intérêt du lecteur. Dommage cependant que le personnage principale, Ruby, ne soit clairement pas à la hauteur de l’histoire qu’elle nous conte.
 
En effet, on touche ici au gros point noir de ce roman. Pas crédible pour deux sous, Ruby est d’une immaturité, d’une inconsistance et d’une superficialité  exacerbé au possible. L’auteure à clairement voulu faire d’elle une anti-héroïne, mais a oublier de la doter de l’originalité propre à ce genre de personnages. Ainsi, alors que l’humanité est clairement en train de sombrer, la seule chose qui semble inquiéter Ruby est son apparence, son maquillage etc… On comprend bien que c’est une façon pour elle de tenter de surmonter ce qui se passe, de ne pas perdre pied mais franchement cela n’apporte pas grand chose au récit et plus on avance dans notre lecture plus cet aspect devient lassant.
 
En ce qui concerne le scénario, il est plutôt bien mené, dommage là encore que l’auteure n’ai pas réussi à créer une atmosphère un peu plus angoissante qui aurait davantage collé à l’histoire.
Le style, quant à lui, est fluide et simple, comme souvent dans ce genre de roman, et donc accessible au plus grand nombre.
 
Finalement, au sortir de cette lecture on se retrouve partagé entre agacement (concernant le personnage de Ruby) et curiosité (quant au dénouement de cette histoire). Car si The rain n’est pas une découverte marquante, le roman n’en reste pas moins divertissant et il devrait plaire aux adolescents (dès 14 ans) à la recherche d’une lecture simple et rapide.
 
L’auteur :
 
  Virginia Bergin à d’abord étudié la psychologie avant de se tourner vers un cursus d’Art au Central Saint Martins College de Londres. Elle se consacre maintenant à l’écriture et est scénariste pour la télévision et le cinéma.
 
Le détail :
 
  La couverture très sombre dont se détache clairement le titre en rouge attire tout de suite l’oeil. Elle nous plonge d’emblée dans l’univers du roman, nous promettant un univers plutôt glauque et une ambiance particulière.
 
La parenthèse :
 
  Si vous aimez les romans plongeant le lecteur dans un monde post apocalyptique nous vous conseillons la lecture de la série U4 qui se décline en 5 tomes.  
 
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